23.02 à 02h47 par - Rédacteur en Chef |Source : Rédaction

Puddle

Développé par six étudiants de l'ENJMIN (l'«École Nationale du Jeu et des Médias Interactifs Numériques» basée à Angoulême), ce jeu 100% français s'est rapidement fait remarquer au delà des océans. La preuve, ce sont les japonais de Konami qui ont décidé de prendre en main l'avenir de ce jeu qui est parvenu à se hisser en finale de l'« Independant Games Festival 2010 » dans la catégorie étudiants, et qui nous permet désormais de découvrir le savoir-faire bien de chez nous sur le Xbox Live Arcade.


Liquide-moi ça !

Le principe de Puddle est simple comme bonjour: le joueur va devoir prendre en main le destin des quelques centilitres de liquide tout juste échappés de leur gobelet de café à de liquide. Le scénario ? Inexistant. L’objectif ? Se frayer un chemin à travers tous les environnements proposés et tous les pièges qui se trouveront sur votre route à l’aide des lois de la physique. Pour cela, il va falloir jouer sur l’inclinaison du plan via les gâchettes de la manette, un peu à la manière d’un LocoRoco. Un contexte pas réellement emballant sur le papier, mais dans les faits il vous sera difficile de ne pas craquer devant un gameplay aussi maîtrisé que celui de Puddle.

A chaque niveau, vous disposez d’une certaine quantité de liquide et vous devrez donc partir d’un point A et ramener au moins une certaine quantité de ce liquide au point B. Plus facile à dire qu’à faire tant les parcours sont truffés de pièges en tout genre. Attendez-vous d’ailleurs à perdre de nombreuses mèches de cheveux tant certains passages se montrent plus qu’exigeants. Cela n’est pas un défaut en soi pour peu qu’on apprécie le challenge mais le fait que le jeu soit aussi difficile fait qu’il nous faudra recommencer plusieurs fois les niveaux (ou alors accepter l’humiliant "ouin ouin" disponible après un échec et qui permet de passer). Au final, Puddle est très proche d’un die & retry avec un défaut en plus. En effet, celui-ci présente des temps de chargement qui peuvent être désespérément longs. Et forcément, quand il faut recommencer près de dix fois à la suite un même niveau, cela devient un gros défaut qui se révèle particulièrement énervant.


Il y a des fuites ?

Heureusement, ces temps de chargement sont au final le seul défaut de Puddle. On aurait pu craindre que la répétitivité viendrait mettre son grain de sel dans cette belle mécanique, mais grâce à la variété des environnements (bureau, égouts, laboratoire, corps humain, etc…) ainsi que des situations qui rompent parfaitement la monotonie, il n’en est rien. D’autant plus que le parcours de notre liquide est chronologiquement assez logique et propose quelques occasions plutôt cocasses (quand on est bu par un humain, devinez par où l’on sort ?).

Nous saluerons en tout cas l’inventivité des créateurs de Puddle qui ont su se creuser la tête pour nous proposer un gameplay différent pour chaque environnement. Dans le laboratoire par exemple, notre liquide s’est transformé en nitroglycérine, un explosif particulièrement instable et qui explose dès qu’on le manie un peu trop rudement. Pareil quelques niveaux plus loin où nous contrôlons une boule à neige dont il faut prendre le plus grand soin. Du grand art tout simplement. Néanmoins, on risque de nous répéter, Puddle peut être particulièrement frustrant (et les temps de chargement n’arrangent rien) et assez difficile. Vous voilà avertis !

http://www.dailymotion.com/video/xj8n6o

  • 25.02 à 10:41

    ça, c’est même pas la peine à moins que tu veuilles finir avec une corde au cou huhuhu

  • 25.02 à 10:28

    D’accord pour les chargements, ils cassent un peu le rythme. Mais ce ne sont pas non plus les plus longs que j’ai vu, disons que c’est chiant sans être catastrophique.

    Très bon test merci, mais tu ne parles pas du coté scoring : les médailles d’or sont-elles humainement faisables ? ^^