01.03 à 00h59 par |Source : Rédaction

Shank 2

Sur le Xbox Live Arcade on ne compte plus les jeux prometteurs plombés par quelques défauts qui les empêchent de devenir des hits absolus. Excellente surprise de l’année dernière, Shank était de ceux-là. Marqué par une direction artistique particulièrement tranchée, une histoire et une ambiance rendant hommage aux œuvres de Quentin Tarantino, mais également par une durée de vie bien trop courte, et un manque de peaufinage dans le gameplay. Le studio Klei revient aujourd’hui avec cette suite en espérant bien marquer l’essai.

Shank y’a de la vie, y’a de l’espoir

Shank premier du nom était avant tout un hommage appuyé à la filmographie de Quentin Tarantino. Pour cette suite, le personnage semble s’émanciper de sa genèse. Plus proche des films d’action des années 80, le contexte place cette fois notre ami au cœur de la jungle, où il se rangera vite aux cotés des rebelles pour faire tomber le cruel dictateur en place. Si le scénario devient ainsi beaucoup plus classique, cela n’empêche pas son héros de laisser libre court à ses instincts de boucher. Clairement, Shank ne fait pas dans la dentelle, et mieux vaut ne pas se retrouver sur son chemin. Il se fraie un chemin à grands coups de katanas, de tronçonneuse, de fusil à pompe ou encore de grenades. De manière générale, tout ce qui peut permettre de découper en morceaux ou d’exploser violemment ses adversaires est bon pour lui. Pour cette suite, les développeurs ont poussé la surenchère sans toutefois atteindre l’overdose.



Au gameplay très proche de l’ancien opus, se rajoute un certain nombre de petites finesses (comme quoi finesse et bourrinage peuvent aussi faire bon ménage). Ainsi, un système de contres tout neuf a été mis en place avec la possibilité de retourner les armes des adversaires contre eux. Si l’arsenal de notre homme n’a que peu bougé malgré l’ajout de mines de proximité ou de cocktails Molotovs, il sera désormais obligatoire de choisir ses armes au début de chaque niveau, avec l’impossibilité d’en changer à la volée en cours de partie. Il en résulte une part de stratégie, et l’obligation de s’adapter en cours de jeu selon les armes sélectionnées. Autre conséquence pour le joueur, la redécouverte partielle du jeu lors des futures parties avec d’autres armes. D’ailleurs, par rapport au premier opus, on sent que la « replay value » a été au cœur des réflexions des développeurs pour cette suite. Un certain nombre de défis est également proposé au joueur pour débloquer de nouveaux costumes, nécessitant de multiples sessions de jeu. Mais le plus gros changement de cette séquelle se situe clairement au niveau de son multijoueur.

Plus on est de fous plus on tranche

Pour le retour de Shank, le studio Klei a revu intégralement sa copie en matière de jeu entre amis. En lieu et place de feue la campagne coopérative annexe, on trouvera un mode survie bien plus à la mode. Voila qui soulagera tous ceux qui à l’époque n’ont pu connaitre qu’un pan de l’histoire faute d’avoir une manette et un ami sous la main. Ce nouveau mode est totalement dénué de scénario et se concentre sur le gameplay pur et dur. Vous l’aurez deviné, il s’agit de survivre à des vagues d’ennemis de plus en plus coriaces. Mais pour rendre la tache plus ardue, il faudra aussi défendre des dépôts de munitions que des sapeurs viendront tenter de faire exploser. Librement inspiré du mode horde 2.0 de Gears of War 3, ce mode survie demandera aux joueurs de gérer leur portefeuille. En effet, chaque ennemi tué lâchera plus ou moins de petites boules jaunes (selon la manière dont il aura été tué) qu’il faudra récupérer pour augmenter son capital. Au fur et à mesure des vagues, de nouvelles possibilités s’offrent aux joueurs pour le dépenser, allant du simple revitalisant à l’attaque aérienne, en passant par des tourelles lance-flammes. Autant dire qu’il vaut mieux bien se coordonner avec son partenaire pour espérer terminer la vague ultime. Ce qui est sur, c’est que ce mode est le meilleur moyen de mettre en exergue le gameplay bien plus vif et nerveux de cette suite.



Sachant qu’il est possible de choisir son personnage parmi une bonne dizaine (à débloquer) et que ces derniers ont tous des caractéristiques différentes, Il faudra du temps pour trouver la meilleure combinaison possible. Très sympathique et addictif, ce mode n’est malheureusement constitué que de trois cartes, toutefois très différentes et bien construites, avec des objets interactifs bien distincts. On imagine déjà de futures cartes en DLC. Ce qui est inclus par contre, c’est cette fois la possibilité de jouer en ligne, et non plus simplement en local, ce qui est un très net progrès. Par contre, le carton rouge est toujours de mise concernant l’absence totale de localisation du titre. Si l’histoire est basique et compréhensible tout de même aux non-anglophones, un tel traitement venant d’un des plus gros éditeurs de marché est plus que dommageable, d’autant que même les succès n’ont pas été traduits, et qu’aucun sous-titre ne vient aider à la compréhension.

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