  | | |  | Divers Dossier > Jeux musicaux : de la gloire au déclin (2) |
|  | Posté par Léo Cacheux (Moogourou) le 15/09/2011 à 23h50(maj 16/09/2011) | Source : Rédaction |
| Guitar Hero au sommet de la gloire
Pour sa troisième itération, la série Guitar Hero se voit abandonnée par ses créateurs, qui revendent la licence à Activision. L’éditeur en confie le développement à Neversoft, qui travaillait jusqu’ici sur la série Tony Hawk. Guitar Hero 3 : Warriors of Rock sort alors sur tous les supports du moment : PlayStation 2 et 3, Xbox 360, Wii, PC, et se voit même décliné sur borne d’arcade, avec le soutien de... Bemani, encore une fois ! La série est alors à son apogée, cet opus étant même devenu le jeu le plus rentable de l’histoire du jeu vidéo. Il faut dire que la présence d’une guitare pour gonfler un peu le prix n’y est pas pour rien. Dès lors, la machine de guerre d’Activision fait de Guitar Hero une de ses franchises phare. Présente même dans les grands festivals d’été, impossible d’échapper à la série. Un épisode de South Park lui sera même entièrement consacré. Seul World of Warcraft aura droit à un traitement similaire. Un premier hors-série consacré à Aerosmith sortira également en 2008.
Harmonix n’a pas laissé tombé le marché pour autant, et mélange désormais la guitare avec le micro, tout en y ajoutant une batterie, pour sortir Rock Band en 2007. Cette fois, le multijoueur est de rigueur, le but étant de reconstituer un groupe entier de quatre personnes devant son téléviseur ! Mais tout ceci a un prix, bien plus élevé qu’une simple guitare. Les ventes d’accessoire sont assez décevantes, mais Harmonix ne se décourage pas. Une suite sort l’année suivante, puis un épisode dédié entièrement aux Beatles. Une belle victoire pour la série, qui gagne l’exclusivité des Fab Fours. On verra ensuite une déclinaison orientée pour les plus jeunes avec LEGO Rock Band, un épisode sympathique mais n’ayant pas connu un franc succès, ainsi qu’un épisode dédié à Green Day, plutôt bâclé. Contrairement à Guitar Hero qui se repose sur des ventes de jeux et d’accessoires confortables, Rock Band a un autre atout pour faire des bénéfices : la vente de morceaux dématérialisés. Si Guitar Hero 2 et 3 permettaient déjà l’achat de titres supplémentaires, Rock Band propose un catalogue de plusieurs centaines de titres. Le millier a été dépassé depuis déjà longtemps, et la bibliothèque ne cesse de s’allonger. Harmonix a même développé le Rock Band Network, un système permettant à n’importe quel artiste de publier lui même ses morceaux. De quoi gonfler encore les chiffres.
De son côté, Activision a lui aussi réhaussé le nombre d’instruments de Guitar Hero pour s’aligner sur son concurrent. Le quatrième opus de la série s’accompagne alors d’un pack embarquant batterie et micro. Malgré un prix élevé, celui-ci se vend bien, et bénéficiera par la suite d’épisodes supplémentaires dédiés à Metallica puis Van Halen, ainsi qu’un “Greatest Hits” reprenant les morceaux des premiers épisodes agrémentés de partitions pour tous les instruments. La série sera aussi déclinée sur Nintendo DS avec un accessoire dédié, le Guitar Grip, mais le succès restera mitigé. Il faut dire que la sortie de la Nintendo DSi, devenue incompatible, n’a pas dû aider. Voulant traire encore un peu plus la vache à lait, Activision sortira un cinquième épisode, puis lancera une autre franchise, Band Hero, plus tournée vers le grand public avec une playlist pop. En tout, ce ne sont pas moins de cinq jeux qui sortiront sur consoles de salon en 2009, si l’on compte Metallica et Van Halen. Un peu trop peut-être ? Il faut aussi y ajouter DJ Hero, nouvelle franchise ambitieuse et bénéficiant d’un lancement en grande pompe, pour attirer un public plus hip-hop et électro. Malgré des qualités indéniables, le titre a du mal à décoller.
2010, le début de la fin ?
C’est peut être à cause de cette trop grande prolifération de jeux que les ventes commencent à s’essouffler. Guitar Hero 3 avait pu atteindre 1,4 million de ventes, et Guitar Hero 5 plafonnait encore à 500 000 unités vendues le premier mois. Guitar Hero 6, par contre, atteignait un maigre 86 000 au bout d’une semaine après sa sortie en septembre 2010. Une chute monumentale mais pas vraiment surprenante, tant le jeu peine à se renouveler. De son côté, DJ Hero 2, sorti le mois suivant, tentait de séduire un public plus large avec une bande-son plus pop et la présence de DJ vedettes tels que David Guetta ou Tiesto. En vain, les étalages restant désespérément pleins. Une overdose du public ? C’est ce que pense Activision, qui a décidé de mettre en sommeil les deux séries.
Ne reste donc plus sur le marché que Rock Band, qui continue tant bien que mal son petit bonhomme de chemin. Malgré les difficultés économiques d’Harmonix, un troisième épisode a vu le jour en 2010. Ambitieux, celui-ci transforme ce qui était jusqu’ici un simple jeu en méthode d’apprentissage de guitare, de batterie et de clavier. Le jeu peut désormais se jouer jusqu’à 7 joueurs, et bénéficie d’instruments “pro”, reproduisant fidèlement les originaux. Le pari est risqué, surtout qu’à 150 euros la guitare pro, quasiment introuvable dans le commerce, pas sûr que beaucoup de monde s’y risque. Mais les sorties de titres sont toutefois toujours régulières et Harmonix ne semble pas décidé à laisser tomber sa licence. Ubisoft souhaite également s’engouffrer dans la brèche avec Rocksmith, jouable lui aussi avec un véritable guitare.
La danse, retour aux fondamentaux
Mais Harmonix a un autre atout dans sa manche, et non des moindres : Dance Central. Ce jeu de danse est l’un des gros succès du lancement de Kinect sur Xbox 360. Le concept n’a pourtant pas grand chose de novateur : c’est à la Wii que l’on doit le succès du genre avec Just Dance d’Ubisoft, sorti en 2008, un des grands succès de la console de Nintendo. La sortie de Kinect a motivé la sortie de nombreux jeux du genre : Dance Paradise, Dance Evolution, Michael Jackson : The Experience... Mais c’est le titre d’Harmonix qui a su s’imposer comme nouvelle référence. Un succès largement mérité au final. Qu’est-ce qui rend ces jeux de danse si attractifs ? Avant tout, une accessibilité simplissime : nul besoin d’une phase d’apprentissage, comme c’est le cas pour Guitar Hero ou même Dance Dance Revolution, tout vient naturellement. De quoi séduire les joueurs occasionnels qui cherchent avant tout le plaisir immédiat. Dotés de bande-son également très tournées vers le grand public, Just Dance ou Dance Central ont le potentiel pour toucher beaucoup plus de personnes que les autres jeux musicaux. Jusqu’ici, seuls les jeux de karaokés pouvaient revendiquer ces deux qualités.
La question des accessoires est également essentielle : qui a vraiment l’envie et les moyens d’investir dans des packs de guitares, batteries et autres platines, puis de trouver la place de les ranger ? Pas tout le monde... Le problème se pose même pour les enseignes de grande distribution, et ce sont souvent ces jeux volumineux et complexes à stocker qui sont les premiers à se voir bradés, afin de gagner un peu de place sur les étalages. A contrario, les jeux de danse ne nécessitent pas de périphériques dédiés : Just Dance se joue avec une Wiimote, Dance Central avec Kinect. Là encore, l’avantage de la place est de taille. Et si l’avenir du jeu musical était de revenir aux contrôleurs plus standards, comme au temps de PaRappa The Rapper ? Sur Nintendo DS par exemple, les succès du genre se nomment Ouendan (ou Elite Beat Agent en occident) et Rythm Paradise. Nul besoin d’autre chose que du stylet. Sur les consoles de salon, les Wiimotes, Kinect et autre PS Move permettent des gameplays parfaitement adaptés aux jeux musicaux. Pourquoi alors s’encombrer d’accessoires en plastique supplémentaires ? Reste également le karaoké, qui ne nécessite que de simples micros, avec les deux séries concurrentes Singstar sur PlayStation, et Lips sur Xbox. Là encore, la simplicité d’accès et le peu d’encombrement devraient garantir au genre une pérennité à toute épreuve.
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| | Le jeu musical ne stagne pas, il se transforme. Suivant les envies du grand public, le voilà devenu moins encombrant et plus accessible, laissant les instruments en plastique aux hardcore gamers adeptes du scoring. Une évolution qui n’est finalement pas très éloignée de celle du jeu vidéo en général, commençant par intéresser un public de niche, pour ensuite s’élargir petit à petit à un public plus large. |  |
| |  | | -davidkenobi- | Tr?s chouette dossier, merci. Perso je me demande pourquoi Rocksmith a si peu de com alors que sa sortie est toujours pr?vue fin d'ann?e...
Ps : oui, ?a faisait bien longtemps que je n'avais pas la | | Boulisto | Tr?s bon dossier en effet. Le genre avait vraiment bien ?volu? seulement ? force de chier 3 versions par an d'une licence ils ont fini par gaver le quidam moyen. Ils auraient du mod?rer comme pour les | | Master Chief XM | Vraiment sympa comme dossier mon premier jeu musical sur PS1 avec PaRappa The Rapper, je me rappel aussi de Music, une sorte de jeu blind? de Sample ou on pouvait faire n?tre musique
J'ai ador? | | buckk | A voir la quasi l?thargie des licences Guitar Hero et DJ Hero, plac?es en sommeil par Activision, on pourrait croire que la mode des jeux musicaux est pass?e aussi vite qu?elle est apparue. Mais ils o |
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