Jeux

Sparklite

Action/Aventure | Edité par Merge Games Ltd. | Développé par Red Blue Games

3/5
One : 14 novembre 2019
19.11 à 11h05 par - Rédacteur

Test : Sparklite sur Xbox One

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Vu de loin, Sparklite est une invitation à partir à l'aventure. Repéré par l'éditeur britannique Merge Games, le titre imaginé au sein du studio indépendant américain Red Blue Games nous offre quelques belles promesses sur le papier, avec un design engageant qui lui donne des faux-airs de Zelda. Auréolé de plusieurs prix un peu plus tôt dans l'année, ce roguelite montre pourtant vite ses limites, comme nous allons le voir ici.

Dans Sparklite le joueur incarne une mécanicienne nommée Ada. Pris dans une méchante tempête alors qu’elle est à bord d’un vaisseau volant, elle se retrouve dans les Vigneterres, un monde qui rappelle très vite le tout premier Zelda et sa carte découpée en écrans successifs. Ces quelques premières minutes proposent au joueur de se familiariser avec le gameplay de base, entre coups faibles de clé à molette et coups puissants de marteau. Une fois acquis, c’est directement devant un premier boss assez immense qu’il faut mettre en application ce que vous venez d’apprendre. La prochaine destination se nomme Geodia, un village volant où les habitants vous demandent de récupérer cinq reliques afin de mettre un terme au règne du baron.

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Un scénario pas franchement emballant qui est en réalité prétexte à explorer les Vigneterres ainsi que quatre zones adjacentes qui seront accessibles au fur et à mesure de l’aventure et dont la difficulté progresse d’un cran à chaque fois. Prenant la forme d’un roguelite, chaque échec vous ramène au point de départ, et chaque run propose un level-design aléatoire, et donc différent. Seules les entrées des zones adjacentes (forêt, marais, désert, montagne de glace) sont disposées à peu près toujours de la même manière, à chaque point cardinal de la carte. Une volonté des développeurs qui force le joueur à explorer, tout en affrontant divers ennemis issus d’un bestiaire plutôt bien diversifié. Ces premiers instants permettent au joueur de ressentir un vrai sentiment de liberté, vite gâché par des tableaux peu nombreux et une carte un peu trop petite.

Pas question de vagabonder en attendant que le temps passe, pour progresser il vous faut absolument retrouver un maximum de sparklites, des cristaux qui servent de monnaie d’échange dans Geodia. Il est alors possible d’améliorer des ateliers pour récupérer de nouveaux gadgets (dont la plupart propose un intérêt très limité) ou faire fabriquer des cartes qui vous seront utiles en combat. Pour tenter de supporter la difficulté grandissante du jeu, il faut en revanche se tourner vers un inventaire sorti tout droit de Resident Evil. Il faut alors récupérer divers «patchs» et les insérer dans cette sorte de damier pour augmenter la puissance de vos attaques, pour augmenter votre nombre de coeurs ou pour dévoiler certains éléments sur la carte.

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Ce système intègre un petit côté stratégique au jeu puisqu’il demande au joueur de faire des choix, l’ensemble des patchs ne rentrant pas toujours. La possibilité de fusionner des patchs entre eux nécessite des sparklites, tout comme l’agrandissement du damier et certains boosts occupent parfois plus d’une case. Il faut donc jongler entre les possibilités et surtout s’assurer d’être équipé de manière équilibrée pour affronter Vigneterres et ses boss, même si la solution ultime reste encore de ramasser des tonnes de sparklites pour tout augmenter. Comme son esthétique, le gameplay de Sparklite est rétro avec la possibilité de se diriger et de frapper les ennemis dans huit direction, et d’utiliser un dash qui permet de franchir des précipices.

Et pour cela il faut explorer encore et toujours, en enchainant les runs jusqu’à l’écoeurement. La diversité des cinq zones aide un peu à faire passer la pilule mais on en revient toujours à casser du méchant et à chercher des donjons. Donjons qui au passage consistent généralement en une petite succession de salle contenant un mécanisme pour ouvrir la porte suivante, ou quelques ennemis à terrasser. Les boss n’ont même pas ce privilège puisqu’une fois un donjon de boss repéré, on l’affronte directement. Ces combats sont d’ailleurs plutôt bons, avec des patterns à mémoriser afin de ne pas devoir recommencer encore et encore. On regrette en revanche que quelques bugs soient venus perturber ces rares moments de vrai plaisir ludique avec notre héros qui se retrouve coincé au delà des murs, quand ce n’est pas l’ennemi qui s’y colle, devenant ainsi impossible à toucher.

3/5
Sparklite fait partie de cette catégorie de titres qui partent piocher les bonnes idées chez les copains mais qui finissent par en devenir beaucoup trop classiques. Les premières minutes laissait espérer du très bon pourtant, mais son schéma un peu trop sage et rapidement répétitif en font un titre quelconque noyé dans la masse des productions indépendantes. La gestion de l'inventaire et des ateliers de Geodia par l'acquisition de sparklite invite néanmoins à poursuivre l'aventure après chaque échec, mais globalement on aurait pu espérer bien plus.

+

  • Difficulté plutôt bien dosée
  • Nombre de gadget tout à fait correct
  • Bestiaire bien fourni
  • Des boss plutôt cools à combattre

-

    • Gameplay pas toujours irréprochable
    • Ambiance générale déjà vue mille fois
    • Donjons riquiquis
    • Plusieurs gadgets inutiles
    • Quelques bugs frustrants

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