19.10.2011 à 17h08 par - Rédacteur |Source : Rédaction

Rotastic

Les plateformes de téléchargements sont de véritables mines d’or pour qui recherchent l’originalité et les futurs succès de demain. Angry Bird, Splosion Man, Super Meat Boy, Minecraft. Autant de succès inattendus qui ont lancé sur le devant de la scène leurs développeurs. Mais pour un Angry Bird, combien de Rotastic ?

Tourne, la roue tourne

Le concept de Rotastic est simple (mais pas efficace, malheureusement). Vous devez, pour mettre la main sur les joyaux présents à l’écran, accrocher votre corde à un point fixe et tourner autour de celui-ci, vous balancer d’un point à un autre, tout en évitant bien entendu les pièges qui vous entoure et surtout de tomber dans le vide. Un concept on ne peut plus simple, mais très vite limité. En réalité, ce n’est pas le gameplay limité qui nuit au titre, bien des jeux avant lui ont connu leurs heures de gloire avec un gameplay encore plus restreint. D’autant plus que Rotastic fait l’effort de se renouveler au fil des niveaux et propose quelques subtilités (réaliser des figures, système de combo, changer le sens de rotation, etc.). Non, le véritable problème n’est autre que le manque de plaisir. On s’ennuie ferme en jouant à Rotastic.



Tourner encore et encore au bout d’une corde devient très vite ennuyeux. Et rien n’est fait pour palier à cet ennuie et ce sentiment de répétitivité. Ne cherchez pas du côté de l’humour, il est inexistant (malgré un style cartoon). Il n’y a aucun semblant de scénario qui pourrait vous pousser à poursuivre l’aventure. Graphiquement, le jeu fait pâle figure face à d’autres titres du même acabit. Des décors fixes et graphiquement dignes d’un jeu flash en guise d’arène, cela ne joue pas en faveur du titre. Seul le challenge et votre volonté de faire le meilleur score possible peut vous faire tenir. En sus, les développeurs ont fait l’effort de proposer seize personnages différents jouables ! Efforts qui se révèlent bien vite vains, puisqu’il apparait que les seize personnages différents ne sont en réalité que quatre, chacun disposant de quatre couleurs différentes. Choisir l’un ou l’autre n’influe en rien sur le gameplay. Seul des questions esthétiques vous pousseront à sélectionner un personnage plus qu’un autre. Quel intérêt alors d’en proposer autant ? Varier la vitesse, le poids ou offrir aux personnages d’autres possibilités aurait été bien plus intéressant, d’autant plus que le titre s’y prête.

La corde au cou

Heureusement, Rotastic tente constamment de relancer l’intérêt. Accroche qui disparait si vous restez accroché trop longtemps, pièges et obstacles en tout genre se mettront sur votre route. Le tout sur plus de six mondes, ce qui augure une durée de vie honnête pour qui souhaite en venir à bout. Le jeu devient par ailleurs très rapidement difficile. Une difficulté qui repose autant sur l’approximation du gameplay que les pièges eux-mêmes. Malheureusement rien y fait, et il est bien difficile de trouver un quelconque plaisir au titre.



Outre la course au trésor, Rotastic propose un mode affrontement. Dans celui-ci, vous devrez couper la corde de votre adversaire afin de le faire tomber dans le vide, avant que lui ne vous envoie faire le grand saut. Peut-être le mode le plus sympathique du lot, règne alors un joyeux n’importe quoi lorsque quatre adversaire s’affrontent, mais devient vite agaçant si limité à deux adversaires. Le titre propose effectivement un mode multijoueur dans lequel vous pourrez partir à la chasse au trésor avec vos amis, ou bien entendu les affronter dans le mode combat. S’ajoute à cela l’éternel tableau de score afin de savoir qui lequel de vous manie le mieux la corde à sauter.

Actu 24/24

+

On en parle aussi

Planning

+