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19.03.2008 à 00h25 par |Source : Eurogamer

Ubi Soft se la joue casual

Une bien mauvaise nouvelle que voilà… Certains s’en rappellent sans doute mais les premières licences estampillées Tom Clancy’s qu’étaient Ghost Recon ou Rainbow Six étaient, il y a encore quelques années, des jeux très « complets » pour ne pas dire « élitistes ». Quasiment intouchables sur PC tellement leurs qualités étaient évidentes et les ventes plus que satisfaisantes, les jeux du genre ont découvert les consoles où les FPS étaient de mieux en mieux accueillis. Les succès des premières versions consoles de Rainbow Six 3 ou de Ghost Recon premier du nom et ses multiples add-ons ont montré la voie.

Tellement, que les opus suivants ont découvert la voie de la simplicité. Si la qualité des Ghost Recon 2, GRAW 1&2 et autres Rainbow Six Vegas n’est plus à démontrer, on a toujours noté qu’au fil du temps ces épisodes s’éloignaient peu à peu du credo des premiers épisodes. Les premiers fanatiques sont partis mais ont laissé la place à un nouveau public, de plus en plus nombreux, et friand de FPS.

Quand on remarque que la durée de sortie entre deux épisodes d’une même série est désormais d’un an (même pas) – les deux GRAW et Rainbow Six Vegas étant des exemples parfaits à ce niveau -, on peut légitimement s’inquiéter sur les déclarations de Philippe Therien d’Ubi Soft qui annonce via une interview avec Eurogamer que « la firme ne développera plus de FPS nécessitant des heures d’entraînement avant d’arriver à progresser un minimum dans l’aventure ». Le tout à cause des coûts de développement qui ne cessent de croître « pour un marché de niche ».

Est-ce pour autant une raison de mettre de côté les milliers de fidèles de la première heure ? De sortir des « vraies-fausses » suites qui ressemblent plus à des add-ons qu’autre chose toutes les années au lieu de prendre quelques mois de plus pour soigner ses titres ? Si Ubi Soft est ici en première ligne, on soulignera le fait que c’est un problème récurrent qui touche toute l’industrie en général. Dernier exemple en date : Condemned 2 qui, selon les premiers avis, est plus orienté grand public que son illustre prédécesseur.

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