Dossier

26.07.2010 à 12h03 par |Source : Rédaction

Dossier > Summer of Arcade 2010

Alors que la chaleur a doucement mais surement envahi tout notre beau territoire, Microsoft lance officiellement une nouvelle saison de son Summer of Arcade, histoire de nous refroidir à grand coups de ventilos de nos consoles. Pour fêter comme il se doit l’évènement, la firme de Redmond a eu la bonne idée d’inviter quelques privilégiés dans une salle du IIème arrondissement de Paris en compagnie de cinq Xbox et d’autant de télés. Que demander de plus ? Peut-être des explications sur l’absence de Castlevania dans les allées du showroom. Trêve de blabla, ouvrez les fenêtres et faites chauffer les Microsoft Points, l’été s’annonce d'ores et déjà bouillant.

Limbo

Du haut de ses trois pommes, le petit caractère de Limbo est déjà une véritable star. Grande attente entretenue pour des présentations intrigantes, premières critiques dithyrambiques, ce Limbo s’annonce tout simplement comme étant le nouveau « Braid » du Live Arcade dans le cœur des joueurs. Pas de quoi mettre la pression au jeune personnage du jeu, qui a déjà fort à faire pour sortir de cet univers sombre et brumeux dans lequel il est parti chercher des informations sur sa soeur. Heureusement pour lui, il ne sera pas seul dans cette quête, puisque c’est au joueur de le diriger dans les dédales fumants et humides de ce monde sordide. À la manière d’un jeu de plate-forme classique en 2D, il va falloir sauter, se suspendre, courir également pour trouver le bon chemin et la manière adéquate d’y accéder, sans chuter de trop haut ni tomber dans l’eau, conditions synonymes de mort assurée.



Là où Limbo assure méchamment et domine tous ses petits camarades, c’est dans l’aspect puzzle des niveaux qui fait la part belle au moteur physique impressionnant du titre. Qu’il s’agisse d’énigmes basées autour de corps flottants sur l’eau ou d’objets lourds suspendus à des branches, le joueur va devoir se creuser la tête avant de foncer dans le tas, lorsque cela lui est permis bien évidemment, des créatures parasites capables de faire avancer automatiquement le personnage dans une direction unique étant de la partie. Cruel. Avec un level-design délicieusement intelligent et sadique, qui s’amuse de notre manière d’appréhender les formes et dissimule des éléments importants (voire mortels) dans les contrastes des graphismes à niveaux de gris, Limbo impressionne autant sur le fond que sur la forme, avec sa réelle identité esthétique. Seuls les réfractaires à l’apprentissage par l’échec pourraient bouder ce jeu à juste titre, qui comme dans les vieux Oddworld 2D devront recommencer encore et encore une séquence donnée à cause d’un élément pas vu, d’une caisse non poussée, ou d’un temps de réaction trop long. Les autres s’adonneront à une expérience renversante. Gros coup de cœur.

Hydro Thunder Hurricane

Ils sont nombreux les déçus de cette génération à ne pouvoir mettre la main sur des jeux de courses futuristes HD. À défaut de pouvoir faire les foufous dans des loopings d’un Tokyo des années 2097, les amateurs de vitesse arcade que nous sommes seront heureux de pouvoir poser la main dans les semaines à venir sur la résurrection d’un ancien titre Dreamcast, Hydro Thunder Hurricane. Le principe de l’ancien jeu de Midway remis au goût du jour de fort belle façon est d’une facilité déconcertante : choisir un bateau de la mort qui tue pour dévaler les rapides à grands coups de turbos planqués sur les pistes histoire de terminer devant tous ses petits camarades flottants. Un jeu de course arcade quoi. Sauf que dans Hydro Thunder, pas d’armes pour exploser les challengers, il faut suffisamment bien anticiper ses virages et surtout survivre à l’environnement pour prétendre à la victoire. Et autant dire qu’avec la présence de multiples scripts qui déclenchent tremblements de terre, monstres marins qui sortent de l’eau, téléportations Aliens et autres joyeusetés un rien perturbantes, les réflexes des pauvres joueurs que nous sommes sont mis à rude épreuve.



De quoi en tout cas ne jamais faire trois fois le même tour, ce qui donne une bonne variété à l’ensemble. Totalement old-school dans l’âme, Hydro Thunder demande de connaitre parfaitement le dénivelé de la course (surtout dans les niveaux de difficulté plus élevés), puisque comme dans l’épisode Dreamcast, il est impossible de remporter une manche sans avoir pris tous les turbos de la piste et savamment emprunté les passages secrets de fortune. Oui, cela peut s’avérer frustrant, surtout pour les jeunes pouces du jeu vidéo. Avec ses modes en ligne comme en local (jusque quatre joueurs sur un même écran), ses graphismes chatoyants aux couleurs chaudes et aux textures impeccables, et son eau plutôt bien rendue avec ses vagues, reflets, et projection de gouttelettes sur la caméra, Hydro Thunder Hurricane promet de bonnes parties endiablées, même si la courbe de progression peut sembler quasiment absente sur le long terme et que le manque de bonus rend le tout un peu trop sage. De l’arcade à la maison qui devrait rapidement trouver son public, musique électro dans les oreilles et cheveux au vent.

Monday Night Combat

« Ne pas juger sur les apparences ». C’est avec ce sage dicton en tête que nous nous sommes posés devant les consoles faisant tourner le très discret Monday Night Combat. Ce qui saute d’emblée aux yeux, c’est la direction artistique pourrie, sorte de mélange improbable entre Robots de Dreamworks et Trickstyle d’Acclaim. Bon, passons, il ne faut pas juger sur les apparences, répétons-le. Monday Night Combat, c’est un peu le fils illégitime issu de l’union un rien consanguine entre un Tower Defense et un TPS futuriste. Dans un stade façon Blitz froid et poussiéreux, les joueurs peuvent avant tout sélectionner un avatar aux compétences diverses (le gros bourrin, le ninja, etc) pour s’adonner aux joies du frag bien bourrin. Avec les pièces d’or lâchées par les ennemis explosés, les joueurs peuvent construire grâce aux emplacements prévus à cet effet tourelles et autres pièges qui pourront être updatés avec encore plus d’argent par la suite.


L’aspect stratégique s’arrête malheureusement ici en ce qui concerne la démo testée. Le fait de ne pouvoir construire qu’aux slots prévus rend le tout un petit peu trop simple et bien trop systématique. Côté action, les affrontements manquent cruellement de profondeur malgré la présence de « pouvoirs » pour chaque personnage, du coup spamer la touche d’action suffit bien souvent à gagner un affrontement. Bon, rappelons qu’il s’agissait d’une démo, et que la difficulté viendra surement pointer le bout de ses cornes après. Reste qu’en l’état, Monday Night Combat demeure sans surprise le titre Live Arcade le moins excitant de ce Summer. On aurait tellement aimé être étonné.

Lara Croft and the Gardian of Light

Les joueurs ont eu le temps de s’en remettre depuis son annonce tonitruante (et ses premières images quelque peu risibles), mais oui, le « nouveau » Tomb Raider n’en est pas vraiment un, puisqu’il s’agit d’un Lara Croft qui oublie le temps d’un épisode l’aventure/action pour s’adonner aux joies du beat’em all en vue de dessus façon Gauntlet. Gisant dans les cartons de Crystal Dynamics depuis un bon moment parait-il, le titre édité par Square-Enix pourrait bien être la bonne surprise de ce Summer of Arcade. Pensé pour la coopération à deux joueurs (locale comme Live), ce Lara Croft nous met dans la peau de la belle aventurière accompagnée de Totec (?!), l’indien mystique de service pro de la lance et du bouclier. Deux objets obligatoires pour la survie du duo, Lara pouvant monter sur les javelots plantés par son compère dans les murs pour accéder à des zones piégées. Avec le bouclier de Totec et le grappin de miss Croft, les deux héros vont devoir survivre aux nombreux ennemis des niveaux tout en cherchant des trésors dissimulés dans des temples spéciaux. Ces chasses aux trésors qui tranchent avec le côté action du titre tout en restant purement secondaires s’annoncent indispensables pour des parties endiablées en coop, et pour la bonne durée de vie du titre.



Côté poudre, il est possible d’assigner quatre armes pour chaque personnage, ainsi que d’équiper différents objets qui influent sur les points d’attaque et de défense des deux protagonistes. La démo à laquelle nous nous sommes adonnés laissait entrevoir plein de bons moments de recherche et de situations coop bien trouvées (en solo, le joueur ne dirige que Lara qui du coup hérite du javelot de Totec). Seul petit souci, la touche « X » pour esquiver pas vraiment bien placée, obligeant le joueur à lâcher le stick de visée pour l’actionner. Espérons que les options permettront de corriger cela. Pour tout le reste, ce Lara Croft sent bon le projet bien étudié, techniquement réussi, et fait pour le coop, même s’il est difficile de se prononcer définitivement avec seulement un niveau de testé dans les yeux. L’attente nous semble en tout cas déjà bien longue.

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