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17.02.2021 à 17h30 par - Rédacteur

Xbox Game Pass : Le service est un succès, des dév’ expliquent pourquoi

Confessions intimes

Plus les semaines passent, plus les jeux s’entassent sur le Xbox Game Pass. Mieux encore, en novembre dernier l’EA Play a même été absorbé par le Xbox Game Pass Ultimate pour le plus grand bonheur des abonnés qui peuvent jouer aussi bien sur consoles, PC et même mobiles et tablettes grâce au xCloud. Désormais ce sont plus de 300 titres qui sont disponibles sur le service de jeux à la demande, et toujours a un tarif hautement compétitif.

C’est ce qui a amené nos confrères d’Eurogamer a faire le tour des éditeurs pour connaitre leur avis sur le service, et savoir si celui-ci était réellement intéressant financièrement, d’autant que l’offre a tendance à s’étendre avec Stadia, Amazon Luna, Ubisoft+ ou PlayStation Now pour ne citer que le plus connus. On rappelle au passage que le nombre d’abonnements au Xbox Game Pass dépasse désormais les 18 millions, contre 10 millions il y a moins d’un an, et que le service va surtout à contre-courant de ce que propose Sony puisque Jim Ryan a clairement expliquer que ce type de service ne serait pas rentable chez Sony.

Et pour Daniel Ahmad, Microsoft reste actuellement dans une politique de recrutement de joueurs pour étendre encore un peu plus son nombre d’abonnés, en témoigne sa dernière offre qui permet d’acquérir trois mois de Xbox Game Pass Ultimate pour 1€. Toujours selon l’analyste de Nico Partners, le catalogue proposé est un sérieux atout pour le constructeur américain et freine clairement les envies d’abandonner le service après y avoir gouté.

Du côté des développeurs on se souvient de Tim Schafer et son studio Double Fine, qui appartient désormais à Microsoft, qui expliquait que le service était une sorte de sécurité qui permettait aux développeurs d’être plus créatifs. Feargus Urquhart d’Obsidian (Grounded, The Outer Worlds, …) et Brian Fargo (Wasteland 3, …) sont du même avis et expliquent que le service leur offre de nouvelles opportunités créatives car les gens seront plus aptes à essayer un jeu avant de l’adopter.

Même son de cloche du côté des indépendants puisque Davionne Gooden explique que la fin du développement de She Dreams Elsewhere a été financé par Microsoft qui a ainsi négocié l’arrivée du jeu sur le Xbox Game Pass dans les prochaines semaines. Il explique qu’il a eu l’impression d’avoir les moyens qu’il aurait eu avec l’appui d’un éditeur, tout en conservant la liberté de ne pas en avoir. Phil Spencer lui-même expliquait qu’il lui arrivait de financer tout ou partie d’un jeu pour sécuriser son arrivée sur le Xbox Game Pass.

De son côté, Martin Wahlund du studio Fatshark explique que Warhammer 40K: Vermintide 2 a retrouvé le Xbox Game Pass après un premier retrait car «le concept était très intéressant». Chez Sega, Anna Downing raconte que l‘éditeur japonais est très «heureux des résultats», et qu’ils souhaitaient «absolument tirer partie de la belle opportunité offerte par Microsoft». Pour elle, c’est grâce au service que Two Point Hospital, arrivé en day one sur le service, est parvenu a dépassé les 3 millions de joueurs à travers le monde, et qu’il y a de grands bénéfices à être présent dans le catalogue du Xbox Game Pass.

Mike Rose, qui n’a jamais été le dernier pour louer le service, explique sur le ton de l’humour que les développeurs et les éditeurs profitent d’un grand nombre de joueurs, et de beaucoup d’argent. Il raconte que l’argent du dernier accord entre sa société d’édition et Microsoft lui a permis de financer trois autres projets derrière. Une aide qui lui permet également de viser plus grand pour la suite.

Selon nos confrères d’Eurogamer, tous les développeurs et éditeurs qui ont accepté de répondre à leurs questions autour du Xbox Game Pass, parfois anonymement, ont été globalement positif autour du service. Aucun n’a exprimé de craintes sur une potentielle dévaluation de la valeur des jeux à cause du système économique proposé par le Xbox Game Pass. Au final seul Michael Douse de Larian Studio a mis le doigt sur un risque lié à la pérennité du produit, que l’on trouve de moins en moins en version physique et dont l’existence sur la durée est de plus en plus réduite, accentué par des services comme le Xbox Game Pass.

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