Test : Devil May Cry HD Collection [Xbox One] sur Xbox One
Dante est coincé au Purgatoire
Devil May Cry HD Collection compile donc les trois aventures sorties sur Playstation 2 entre 2001 et 2005. Véritable killer app à sa sortie, porté par un héros taillé dans un dictionnaire au niveau du mot charisme, Devil May Cry a assurément marqué son époque. Beau, dynamique, il a longtemps régné en maitre dans la catégorie des jeux d’action à la troisième personne. Il a d’ailleurs fallu attendre 2004 et un certain Ninja Gaiden sur Xbox pour que le genre voit enfin apparaitre un titre véritablement capable de rivaliser avec Dante. Avant et après cela, Devil May Cry se paye deux autres épisodes, pas toujours fédérateurs (le second notamment) mais qui ont eu le mérite d’apporter leur lot de nouveautés, que ce soit au niveau du gameplay ou dans la possibilité d’incarner un autre personnage. La durée de vie prend également du volume avec les sorties de Devil May Cry 2 et 3, là où le premier semblait même à cette époque un peu chiche. Du coup, avec trois jeux disponibles sur une seule galette, le temps de jeu est au rendez-vous : préparez une trentaine d’heures pour faire le tour de ce que Devil May Cry HD Collection est en mesure de proposer.
Reste à savoir si tout cela vaut bien le coup des années après. Si vous avez tenté l’expérience lors de la sortie de cette même édition sur Xbox 360 en 2012, passez votre chemin : c’est du pareil au même. Du coup tout cela semble d’autant plus paresseux six ans après. Si l’affichage en 1080p rend le tout bien lisse à défaut d’arrondir des angles ô combien ciselés, il ne faut pas s’attendre à en prendre plein les yeux. La direction artistique fait toujours le job mais on n’aurait pas forcément été contre quelques remises au goût du jour. Au lieu de cela, on a droit à des menus et cinématiques en 4 :3 et surtout non retouchées qui jurent avec le rendu globalement propre in game. C’est assez déstabilisant. Aucune option n’a été rajoutée, pas même la possibilité de retourner à la sélection des jeux ; alors de là à espérer l’inversion des commandes pour la nage (par défaut en mode « avion »), il ne faut pas pousser. Reste que le framerate poussé à 60 images par secondes est appréciable de vivacité et de stabilité pour une saga qui a tout de même encore beaucoup de charme.
+
- Dante, la classe de Dallas
- De quoi faire avec trois jeux
- Ambiance toujours efficace
- 60 fps, ça fait du bien
-
- Mise à jour graphique minimaliste
- Certains éléments non retouchés
- Quelques options n’auraient pas été de refus…