Jeux

Saints Row : The Third

GTA-Like | Edité par THQ | Développé par Volition

8/10
360 : 18 novembre 2011
16.12 à 12h48 par - Rédacteur en Chef

Test : Saints Row : The Third sur Xbox 360

Avec deux épisodes complètement déjantés, la licence Saints Row est parvenu à se faire un nom dans un genre où régnait sans partage un certain Grand Theft Auto. Une prouesse que l'on doit aux développeurs américains de Volition qui sont parvenus jusque là à proposer une expérience rafraichissante, pleine de folie et dans laquelle la liberté devient un véritable leitmotiv pour le joueur. En attendant que "The Big One" nous permette de refaire un saut du côté de San Andreas, Saints Row : The Third débarque donc avec la ferme intention de se présenter à nouveau comme une alternative sympathique au maître incontesté.

Braquage à l’ancienne

Si Saints Row premier du nom avait surtout fait parler de lui comme étant le premier GTA-like disponible sur une console haute-définition, Saints Row 2 en revanche était parvenu à faire fi de cette étiquette agrafée à la hâte en prouvant qu’il était bien plus qu’une pâle copie de la concurrence made in Rockstar. Véritable élément complémentaire de son modèle assumé, la licence développée par Volition revient donc par le biais d’un troisième épisode et espère pousser le bouchon encore plus loin que ses prédécesseurs. Pour cela, le studio a décidé d’enterrer les divers modes multijoueurs apparus dans le second opus pour se concentrer essentiellement sur la modélisation de Steelport, une ville totalement inédite. Stillwater cède donc sa place après avoir vu le gang des Third Street Saints prendre le contrôle de tous ses quartiers, et ceci par deux fois. Mais il faut croire que la gloire et l’argent ne suffisent pas à faire le bonheur de certains puisque quelques membres du gang, dont vous, souhaitent reprendre du service. Il est donc temps de reprendre les armes aux côtés du charismatique Johnny Gat, de Pierce et de Shaundi (totalement méconnaissable) afin de vous sentir revivre, mais surtout afin de mettre un boxon sans nom là où vous mettrez les pieds.



Après une introduction au rythme soutenu et plutôt bien mise en scène, vous atterrirez donc à Steelport et ferez rapidement la connaissance des gangs qui contrôlent la ville, de la police locale, mais également des "brutes", ces colosses gigantesques et plutôt coriaces qui feront tout pour vous mettre la pâtée de votre vie. Comme toujours, l’esprit bac-à-sable du titre vous permettra d’aller taquiner les membres de gang ainsi que les gardiens de la paix à tout moment, promettant ainsi quelques courses poursuites sympathiques et des gunfights bien nerveux. Du côté du terrain de jeu, et à l’image de Stillwater, Steelport est une ville relativement petite, les développeurs de Volition préférant éviter les grandes étendues qui nécessiteraient de nombreux aller/retour pas toujours utiles. Mais là où Stillwater parvenait à apporter une certaine diversité dans ses différents lieux (campus universitaire, musée, théâtre antique, prison, centrale nucléaire, …), cette nouvelle ville peine à apporter un peu de fraicheur au joueur. En effet, si les buildings gigantesques donnent une certaine allure à Steelport vue du ciel, celle-ci se révèle toutefois morne, peu variée et affreusement banale une fois au sol. Une sensation qui contraste avec le début de l’aventure totalement déjanté, mais également avec l’ensemble des missions proposées, toutes plus folles les unes que les autres. Un constat d’autant plus regrettable que la trame principale se révèle relativement courte, ce qui obligera le joueur à rapidement s’orienter vers les défis et les activités à l’intérêt fortement variable.


Pimp my Freedom

Mais là encore on trouvera à y redire puisqu’en nous proposant en grande partie des activités déjà vues dans le précédent opus (fraude à l’assurance, mac à dames, chaos, assaut hélico, escorte, trafic, …) auxquelles s’ajoutent quelques nouvelles (chaos tank, professeur genki, …), on ne peut pas dire que les développeurs aient été réellement inspirés. Pire, là où Saints Row 2 nous proposait en moyenne une douzaine d’événements par activité, on se retrouve désormais avec moitié moins d’événements, triés par difficulté. Exit également les distractions, qui consistaient à jouer le chauffeur de taxi, l’ambulancier, etc… Heureusement, et contrairement aux missions principales, toutes les activités peuvent être rejouées à loisir, une option indispensable pour ceux qui souhaiteraient satisfaire leur soif de fraudes à l’assurance. Au final, c’est sans nul doute la partie "défis" qui demandera au joueur le plus d’investissement avec le vol de véhicules, les cibles à éliminer et d’autres challenges divers. Sans être véritablement indispensables, ils ont tout de même le mérite de fixer un but aux joueurs qui auraient tendance à trouver le temps long une fois lâchés dans la nature sans objectif précis. Les autres prendront leur pied comme des grands, grâce à l’inventaire farfelu d’une part (lance-roquettes, frappe aérienne, grenade puante, épée en forme de godmichet, etc…), à la diversité des véhicules (motos, hélicoptères, avions, etc…) et aux possibilités offertes par la personnalisation du personnage.


Pour tout cela, les magasins dispersés dans Steelport rempliront leur office, vous proposant un ravalement de façade à la demande, un grand choix de vêtements différents (ainsi que la possibilité de les teindre via une large palette de couleurs), la possibilité de stocker de nouveaux véhicules et de personnaliser ces derniers comme bon vous semble. Des options qui renforcent ainsi la sensation de liberté proposée par ce Saints Row : The Third, et qui parviendra sans doute à capter une majorité de joueurs devant leur écran pour des sessions libres complètement farfelues. Bien entendu, et à l’instar de Saints Row 2, ce troisième opus est entièrement jouable en coopération et permet ainsi à deux joueurs de participer aux missions principales, aux activités et à s’entraider pour réaliser les nombreux défis. Même chose du côté du tout nouveau mode horde, ou les joueurs pourront combattre les vagues ennemis, au nombre de trente, dans ce qui ressemble bien plus à une parodie qu’à un véritable complément de jeu. Côté bande-son, on retrouve évidemment le principe des radios avec le retour de The Mix (années 80), Klassic, KRHYME (hip-hop), et bien d’autres. Graphiquement le titre de Volition tient la route sans mettre une claque monumentale à son prédécesseur sorti en 2008. Un constat pas réellement gênant dans la mesure où l’action prend régulièrement le pas sur les temps morts à partir du moment où l’on se prend au jeu.

http://www.dailymotion.com/video/xmcz2j

Après un Saints Row 2 de bonne facture, on attendait avec impatience de voir jusqu'où les développeurs de Volition pouvaient aller avec Saints Row : The Third. En jouant la carte de l'excès et du grand n'importe quoi, le titre parvient à proposer une expérience unique où la liberté est le maître mot. Malheureusement, si le jeu parvient à surpasser ses prédécesseurs en matière de mise en scène et d'intensité de jeu, il régresse sur des points qui faisaient pourtant la force des épisodes précédents, à l'image du terrain de jeu lui-même qui nous ferait presque regretter la diversité de Stillwater.

+

  • Bonnes sensations de libérté
  • Mode coop à deux en ligne
  • Moult défis à accomplir
  • Mise en scène réussie
  • Toujours aussi fou

-

    • Carte qui manque de variété
    • Scenario principal un peu court
    • Activités vite expédiées
    • Trop de choses passées à la trappe