Jeux

Brink

FPS | Edité par Bethesda Softworks | Développé par Splash Damage

2/5
360 : 13 mai 2011
28.05 à 09h59 par |Source : www.xbox-mag.net

Test : Brink sur Xbox 360

Si vous pensez qu’un FPS multijoueur se résume à courir comme un loup solitaire et à accumuler les frags, Brink va bousculer vos habitudes. Développé par Splash Damage, les créateurs du célèbre Wolfenstein : Enemy Territory sur PC, Brink se jette dans le grand bain des FPS consoles. Loin des terres où règne le combo clavier-souris, le titre s’est-il armé au mieux pour trouver un public de gamers, réputés moins élitistes ?

Another Brink in the Wall ?

Nous sommes dans un futur proche mais peu reluisant. L’Arche qui était une île paradisiaque pour fortunés est isolée d’un monde qu’on imagine à la dérive. La sécurité et les rebelles s’affrontent pour savoir s’il faut rester en autarcie ou bien quitter l’île désormais surpeuplée. Assis avec paresse sur ce contexte efficace, Brink est un FPS essentiellement multijoueur, vous pouvez donc oublier tout de suite ce jeu si vous pensiez y jouer pour sa campagne solo, elle n’a aucun intérêt. Pire, l’incapacité des bots qui vous accompagnent à jouer les objectifs dénature le jeu ! En revanche, Brink procure un plaisir jouissif que seuls les jeux fondés sur la coopération apportent : celui de l’action d’équipe bien orchestrée. Un orchestre composé pour l’occasion de combattants personnalisés depuis leur apparence et bien sûr jusqu’au choix de classes parmi les quatre disponibles (soldat, médecin, ingénieur et opérateur). Si certaines classes sont plus polyvalentes que d’autres, le jeu propose heureusement la possibilité d’en changer au gré des circonstances.

Dès le départ, et même si on notera l’absence de modèles féminins, de très nombreuses options sont offertes pour personnaliser votre apparence. Suffisamment pour qu’aucun combattant ne ressemble à un autre et surtout avec une patte graphique qui échappe avec bonheur aux sempiternels treillis et autres armures de l’espace. Quel dommage que cette direction artistique si audacieuse soit desservie par une réalisation aussi grossière ! Brink affiche en effet une résolution indigne d’un jeu 360 et un très fort aliasing. Outre son apparence, vous pourrez personnaliser votre combattant grâce à l’XP récoltée et lui attribuer des compétences. Toute la saveur de Brink est donc relevée par ce système de classes complémentaires qui se distribuent mutuellement des boosts, bonus essentiels pour l’emporter. Soyons clair, si vous arrivez seul en face de deux combattants boostés de toute part, vous pouvez déjà faire vos prières. Ici, il va falloir se serrer les coudes pour progresser.

Dans Brink, progresser n’est pas un vain mot mais un véritable leitmotiv. Le jeu oppose en effet un camp défenseur à un autre assaillant et repose sur la réalisation d’objectifs multiples. Les premières minutes dans le jeu sont cependant assez déroutantes, surtout si vous n’êtes pas coutumier du genre, catapulté sur un champ de batailles où les communications radio fusent de partout, sans trop savoir ce que vous devez faire. Il faut passer par une roue de sélection pour tenter de s’y retrouver car les objectifs ne s’affichent pas par défaut. Cette roue des objectifs vous permet de choisir vous-même celui que vous voulez remplir (ou du moins aider à sa réalisation). Vos équipiers sont donc informés du nombre de joueurs qui se rendent vers un des objectifs et vous-même voyez apparaître votre destination sur la map. On est donc aux antipodes d’un Free For All où seule votre habileté compte. N’allez pas croire pour autant que Brink néglige cette partie car les combats se révèlent intenses et très nerveux.

Ou simple pavé dans la mare ?

Une fois l’objectif principal rempli, la ligne de front se déplace donc et le camp d’attaquants progresse, alors que les défenseurs doivent consolider leur nouvelle position au plus vite. L’action ne s’arrête jamais et le level-design particulièrement riche interdit tout immobilisme. Avec seulement huit maps disponibles, et des objectifs pas si variés que cela (escorte, destruction ou piratage) les parties s’enchaînent et ne se ressemble pas grâce aux innombrables possibilités de progression. De plus, Selon la classe que vous aurez choisie, des objectifs spécifiques seront disponibles. Ces objectifs optionnels vous confèrent souvent des avantages tactiques temporaires (construire un nid de mitrailleuse, détruire une barricade, pirater une porte pour ouvrir un passage, etc.) souvent essentiels pour progresser. Outre cette importance en jeu, ils apportent de nombreux points d’XP à ceux qui les réalisent. Une récompense bienvenue pour ces soldats dévoués qui se rendent fatalement là où ça chauffe le plus. L’action est très concentrée, ce qui ne va pas sans couac ni petites injustices entre attaquants et défenseurs.

Le système de score se concentre lui aussi sur la réalisation d’objectif et les actions d’équipe. Le jeu va même jusqu’à supprimer le compteur de frags pour ne désigner qu’en fin de partie le meilleur « buteur » de la session. Trucider ses adversaires restera cependant votre activité principale. A ce sujet, l’arsenal du jeu (qui bénéficie lui aussi de nombreuses options de personnalisation) manque certes de variété mais le rendu des armes et des impacts est excellent. Pour profiter de ces combats il faudra toutefois passer par quelques heures douloureuses où l’on se sentira presque comme un lapin au salon du chasseur. En effet, la courbe de progression est énorme et entre la maîtrise de votre personnage, la connaissance des cartes et bien sûr la coordination de votre équipe, les paramètres à maîtriser sont nombreux et délicats. Cette exigence est un bien pour un mal puisque les parties tournent facilement à la correction si une équipe est plus soudée qu’une autre. Un déséquilibre renforcé par l’outrageuse facilité de jouer défenseur. Pour avancer, il faudra aussi serrer les dents et on voit mal comment Splash Damage pourra modifier cet aspect car l’action se concentre logiquement sur les objectifs secondaires et l’impression de monter au front comme en 14-18 est assez stressante.

D’autant plus que les maps peuvent paraître très limitées au départ avec un aspect couloir très prononcé. Mais, après plus de 15 heures sur le jeu, il n’était pas rare que nous découvrions un nouveau passage qui révolutionnait notre façon de progresser. Dans Brink, il faut sans arrêt se déplacer sous le feu de l’ennemi et enjamber les obstacles pour progresser au plus vite de couverture en couverture. Si l’on excepte Mirror’s Edge, c’est la première fois qu’un FPS multi propose des déplacements aussi pêchus. Le S.M.A.R.T. (Smooth Movement Across Random Terrain) est donc un système qui permet d’interagir avec tous les éléments du décor que vous regardez grâce à un seul bouton (en fait un deuxième pour les glissades, petits cachotiers !). Un aspect loin d’être accessoire et qui fera la différence entre un corps refroidi et un combattant prêt à soutenir ses camarades. Ce dynamisme atteint son paroxysme si vous décidez d’opter pour le gabarit le plus léger parmi les trois proposés pour votre avatar (depuis le lourd qui a accès aux armes les plus puissantes jusqu’au léger dont la résistance aux balles égale celle d’un ballon de baudruche). Reste que ces acrobaties sont un peu gâchées par des animations d’un autre âge et l’on grimace souvent lorsqu’on voit ses partenaires animés comme de bons vieux Playmobil.

Vous l’aurez compris, Brink est un jeu qui va diviser. Si l’on s’attarde sur l’énumération des bons points on pense tenir là un hit en puissance. Malheureusement, si les défauts sont moins nombreux, ils sont particulièrement pénalisants. On a déjà évoqué le déséquilibre flagrant des rôles, mais on ne peut pas oublier les mauvaises conditions de jeu en ligne : du lag (un patch arrive, donc ne soyons pas trop pessimiste sur ce point), un système de matchmaking archaïque, pas de lobby entre amis, des tares inacceptables pour un titre essentiellement multijoueur. Pourtant, rarement l’expression "avoir les qualités de ses défauts" aura été aussi adaptée puisque si l’exigence du jeu interdira le titre à de nombreux joueurs esseulés, elle fera le bonheur de ceux qui s’y attardent en équipe. Un titre qui ne laissera pas indifférent, décevant par moments, mais qui aura au moins le mérite de proposer une expérience de jeu unique. A consommer entre joueurs de mauvaise compagnie, vous l'aurez compris et vous voilà prévenus !

+

  • Les Maps très riches
  • Le Gameplay en équipe palpitant
  • Le S.M.A.R.T. qui balance
  • Les Gunfights qui arrachent
  • Le Charac design qui déchire

-

    • La Réalisation très décevante
    • Dur dur d'être attaquant
    • Le Code réseau actuellement instable
    • L’IA à la ramasse
    • Les Modes défi et campagne anecdotiques
  • 31.05 à 09:13

    [quote="code vesix":24uo5s6k][quote="jaco":24uo5s6k]Ce qui me sidère quand même c’est qu’on dise que le jeu soit moche. Il y a 1/2 ans à la gamescon ,tout le monde encensait les graphismes, le parti pris artistique et maintenant c’est un jeu d’un autre âge (pas plus optimisé sur PC!).[/quote:24uo5s6k]

    Je n’y ai pas joué mais ce que je peux voir à travers les vidéos est magnifique. Surtout les personnages et je me souviens moi aussi que l’an dernier, tout le monde était bluffé par les graphismes de ce jeu.[/quote:24uo5s6k]

    Le problème c’est que les vidéos sur le web masquent justement le principal défaut du jeu : une résolution batarde et un aliasing honteux (et je pèse mes mots).
    Après, comme je le dis dans le test, la direction artistique déchire mais elle est gâchée par l’aspect technique.

  • 31.05 à 02:44

    [quote="jaco"]Ce qui me sidère quand même c’est qu’on dise que le jeu soit moche. Il y a 1/2 ans à la gamescon ,tout le monde encensait les graphismes, le parti pris artistique et maintenant c’est un jeu d’un autre âge (pas plus optimisé sur PC!).[/quote]

    Je n’y ai pas joué mais ce que je peux voir à travers les vidéos est magnifique. Surtout les personnages et je me souviens moi aussi que l’an dernier, tout le monde était bluffé par les graphismes de ce jeu.

  • 30.05 à 07:22

    Ce qui me sidère quand même c’est qu’on dise que le jeu soit moche. Il y a 1/2 ans à la gamescon ,tout le monde encensait les graphismes, le parti pris artistique et maintenant c’est un jeu d’un autre âge (pas plus optimisé sur PC!).

  • 28.05 à 02:33

    [quote="fylodindon"]T’as vécu dans une grotte ces derniers mois pour penser que c’était un jeu solo ?
    Depuis le départ, tout le monde l’a dit et répété que c’était un jeu exclusivement multi.[/quote]

    Si si je savais que ça se jouait en multi mais je pensais que ça serait du genre de la coop de Borderland … Tout le monde disait que le solo du borderland n’avait aucun intéret si on y jouait pas à plusieurs et je pensais donc la même chose de Brink, or je me suis éclaté seul à borderland ^^ Y a aussi le fait que je voulais rien me spoiler alors je n’ai regardé aucune vidéo de game play ni lu aucun article … :/ Et puis bon … c’est pas parce que ça parlait QUE du multi que c’était forcement significatif quand à la quasi inexistence de solo … regarde geow ou halo … ça ne parle à 90% que du multi avant la sortie et ils ont pourtant chacun de bons modes solo.

  • 28.05 à 02:25

    [quote="fylodindon":2djbe42q]Le déséquilibrage des classes par exemple, qui est réel au début, mais beaucoup moins dès que tu débloques les perks de niveau 3 et 4.[/quote:2djbe42q]
    Je ne parle pas de déséquilibre mais d’utilité plus ou moins spécifique et même si j’adore jouer opérateur, il est moins efficace que les trois autres classes (mais essentiel pour la réalisation de certains objectifs) : c’est un peu la classe ou tu joues sans fragger. On a beau devoir jouer l’objectif, si tu ne fragues pas pour réduire la défense, ça ne sert à rien :mrgreen:
    [quote="fylodindon":2djbe42q]Le déséquilibrage entre la défense et l’attaque aussi, qui est réel, mais pas tant que ça finalement.
    J’ai pour mémoire une mission (celle avec le pilier), où j’ai quasiment du tout faire tout seul…[/quote:2djbe42q]
    Et ce n’est pas le seul problème, car malheureusement une équipe organisée en attaque contre une autre en défense aura toujours un désavantage. ça reste très fun mais parfois très stressant. Quand tu dis que tu as dû tout faire tout seul, ça prive juste qu’en face personne ne défendait l’objectif car même contre "seulement" deux défenseurs concentrés, tu auras du mal à faire une percée tout seul 8)

    [quote="fylodindon":2djbe42q]Par contre, l’absence de lobby est assez honteux. Surtout pour un jeu comme ça qui gagne à être joué entre potes.[/quote:2djbe42q]
    Oui, c’est aussi important que de régler le problème du lag actuel qui interdit presque les 8vS8 (un comble :wink: )

  • 28.05 à 02:15

    [quote="Kaiser Panda":37324e9w]Dites, c’est un test dans note, ou un First Look déguisé ? ^^°[/quote:37324e9w]

    C’est corrigé !
    Une petite erreur de validation et les + / – ainsi que la note étaient restés aux oubliettes :wink:

  • 28.05 à 01:54

    T’as vécu dans une grotte ces derniers mois pour penser que c’était un jeu solo ?
    Depuis le départ, tout le monde l’a dit et répété que c’était un jeu exclusivement multi.

    Pour ma part je ne suis absolument pas déçu… C’est clairement le meilleur FPS multi auquel j’ai joué depuis très, très longtemps.
    Depuis TF2 et Shadowrun en fait (Shadowrun qui, comme par hasard, a aussi été très critiqué).

    Y a d’ailleurs plusieurs points du test sur lesquels je ne suis pas d’accord.
    Le déséquilibrage des classes par exemple, qui est réel au début, mais beaucoup moins dès que tu débloques les perks de niveau 3 et 4.
    Le déséquilibrage entre la défense et l’attaque aussi, qui est réel, mais pas tant que ça finalement.
    C’est sûr, contre une défense bien organisée, c’est chaud. Mais bon, contre une attaque bien organisée, c’est chaud aussi.

    Le problème c’est qu’il y a trop de joueurs de Brink qui se croient sur Call of Duty aujourd’hui (du moins sur Xbox), du coup t’as souvent très peu de soutien de la part de tes coéquipiers.
    J’ai pour mémoire une mission (celle avec le pilier), où j’ai quasiment du tout faire tout seul… et notamment le piratage final, où j’ai réussi à 1 minute de la fin à passer la défense adverse en me déguisant, et pirater leurs tourelles pour me protéger pendant que j’ouvrais la porte, vu que mes coéquipiers avaient à priori autre chose à faire que m’escorter (heureusement que les défenseurs en avaient placé trois dans la pièce :D).

    Par contre, l’absence de lobby est assez honteux. Surtout pour un jeu comme ça qui gagne à être joué entre potes.

  • 28.05 à 01:44

    Dites, c’est un test dans note, ou un First Look déguisé ? ^^°

  • 28.05 à 12:07

    Hyper dégoûté par ce jeu -_- Depuis la toute première vidéo j’suis tombé fou amoureux du chara design et de l’univers et j’ai lu un article qui a eu la bétise de le qualifier de FPS/RPG à la borderland … Là je me suis mis à rêver d’un jeu solo très long à monde ouvert avec le design génialissime de Brink et la grosse personnalisation du perso … Mon dieu ce que j’ai désenchanté à la lecture de tous les tests :’( Vraiment déçu car c’était le jeu que j’attendais le plus depuis presqu’un an :( Résultat je l’ai pas acheté et j’ai rien pour compenser :(

  • 28.05 à 11:52

    Pour info, voici le détail du DLC gratuit qui sortira en juin :

    New Maps

    Founders’ Tower – The revolution finally reaches the island’s iconic spire and takes the battle for the Ark to dizzying heights.
    Labs – Venture into the depths of the Ark’s original research and development laboratories, a submerged high-tech facility so far untouched by the civil war.

    New Player Abilities

    UAV – This stealthy and lethal device allows Operatives to automatically mark nearby enemies on their radar. For more explosive fun, they can even take direct control of the UAV and detonate it near unsuspecting foes.
    Napalm Grenade – Soldiers can use this new grenade to cover an area in a sea of deadly flames.
    Pyro Mine – Engineers can plant these mines and leave enemies in the epicenter of a massive napalm explosion.
    Field Regen Unit – Medics can deploy these units to increase the health regeneration of any nearby teammates.
    Tactical Scanner – This universal ability allows players to reveal the active buffs of their opponents, allowing them to pick off enemies more strategically.

    New Weapon Attachments

    Bayonets – Gain the edge in melee combat and cause extra damage with these deadly blades.
    Weapon Shields – Take cover from enemy fire and prevent headshot bonus damage behind riot-style shields.

    New Character Outfits

    The Sad Punk – Add a touch of Steampunk to your Resistance character.
    The Limey – Bring order to the Ark with this outfit inspired by traditional European police.

    In addition to these updates, we’re happy to let you know that the updates we described last week will be available for the Xbox 360 and PlayStation 3 this weekend.

    http://bethblog.com/index.php/2011/05/2 … te-update/

    Il ne devrait plus y avoir de problèmes de lags à partir de ce week-end donc… de plus, la section statistiques du site officiel devrait être dispo mardi prochain.
    Reste plus qu’à connaitre la date exacte de disponibilité de ce dlc.