Jeux

Star Trek : Legacy

Stratégie | Edité par Bethesda Softworks | Développé par Mad Doc Software

3/5
360 : 21 décembre 2006
18.05 à 09h54 par |Source : www.xbox-mag.net

Test : Star Trek : Legacy sur Xbox 360

Espace, frontière de l’infini, vers lequel voyage notre vaisseau spatial. Sa mission : explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d’autres civilisations et, au mépris du danger, reculer l’impossible. C’est par ces quelques mots que l’une des séries qui a marqué les (presque) quarante dernières années s’ouvrait. Star Trek : Legacy vous propose de revivre l’épopée de cette saga au travers des trois époques principales, depuis les balbutiements de la Fédération et les débuts du capitaine Archer jusqu’aux plus récentes aventures de l’équipage du capitaine Picard.

Starfleet Academy

Après un tutoriel plutôt bien fait vous apprenant à vous servir des outils à votre disposition, c’est dans la combinaison du Capitaine Jonathan Archer que vous démarrez la campagne solo. Alors que vous partez en mission d’exploration, les choses s’emballent un peu et T’Uerell, la scientifique vulcain dont vous venez de sauver la peau et accessoirement les recherches, semble cacher un bien sombre secret… Vous n’aurez alors de cesse d’en savoir plus sur les opérations de votre nouvelle "amie" avant de découvrir définitivement son but. Par le biais des missions de l’époque "Enterprise", vos rencontres avec les troupes romuliennes mettront vos nerfs à rude épreuve. Fort heureusement, vous gagnez des points de commandement au fur et à mesure de vos missions. Si, au départ, vous n’avez à votre disposition que le vaisseau Enterprise, matricule NX-01 (prototype expérimental), ces points durement acquis vous permettront de vous composer une flottille pouvant aller jusqu’à quatre unités, comprenez trois plus l’Enterprise. L’emblème des séries Star Trek sera, en effet, votre plus fidèle compagnon durant tout le jeu, tous les autres bâtiments pouvant être revendus contre des points entre chaque mission. Destroyers, croiseurs, éclaireurs, votre choix est vaste et l’issue d’une mission peut en dépendre. En effet, vous vous retrouverez la plupart du temps largement dépassé par le nombre d’ennemis vous attaquant. Des croiseurs ou destroyers feront alors nettement plus le poids que les navettes d’exploration, celles-ci ayant toutefois une vitesse appréciable dans certaines situations. Mais si les ennemis disposent d’une force de frappe supérieure, votre intelligence et votre sens tactique seront néanmoins indispensables au cours de certaines missions nécessitant votre présence à plusieurs endroits simultanément.

Pour cela, une carte tactique est à votre disposition. Même si le territoire couvert par chaque mission n’est pas immense, un comble quand on est dans l’espace, le temps nécessaire pour vous déplacer aux quatre coins est suffisant pour permettre à l’ennemi d’accomplir un quelconque méfait en votre absence. Vous pourrez donc assigner différentes missions à vos unités depuis cette carte, comme par exemple l’escorte d’un navire médical ou la protection d’une basse stellaire, pendant que vous ferez le ménage dans une autre zone. Bien que cette carte soit un peu rudimentaire et ne vous permette que de désigner les objectifs (vous ne pouvez pas contrôler les systèmes d’un vaisseau depuis là), elle est suffisante pour être souvent indispensable, son maniement simple vous facilitant la tâche. Votre progression dans la campagne est marquée, non seulement par l’accumulation des points de commandement, mais aussi par deux changements d’époque afin de vous faire découvrir les autres périodes de Star Trek. La deuxième partie de la campagne vous place donc naturellement aux commandes de l’USS Enterprise, matricule NCC-1701. Celui-là même commandé par James T. Kirk, pardon, par vous naturellement !

Seconde épopée spatiale

Autre époque, autres atouts. Les fameux boucliers d’énergie entourant les vaisseaux font leur apparition, les vitesses augmentent, la puissance des armes également. Toutefois, l’ennemi est devenu imprévisible, et a lui aussi évolué. Les Klingons font leur apparition, leurs dispositifs occulteurs également. Ceci donnera d’ailleurs lieu à l’une des missions les plus originales de la campagne, vous plaçant aux commandes du prototype d’Oiseau de Proie expérimental que vous venez de voler, pour aller espionner et détruire l’ennemi de l’intérieur. Au cours cette époque, vous vous retrouvez face avec une vieille connaissance, T’Uerell. Votre curiosité sera récompensée, puisque vous ne tarderez pas à vous retrouver nez à nez avec le résultat des expérimentations de la scientifique : les Borg. Vaisseaux assimilés, sphère de combat, voila qui va vous donner un peu plus de fil à retordre que le traditionnel vaisseau klingon. L’occasion de faire parler les phaseurs et les torpilles à photons, et de vraiment découvrir la puissance des vaisseaux de la Fédération, qui est toutefois sans comparaison avec ce qui vous attend dans la dernière époque présentée, celle de "la Nouvelle Génération". Place ici à l’USS Enterprise dans ses versions D et E (les plus abouties), au Voyager, et à d’autres bâtiments qui vous serviront non seulement dans des combats acharnés, mais aussi dans des missions plus humanitaires, comme la protection d’un système face à des astéroïdes ou la supervision de l’évacuation d’une planète. Sympathique après les combats incessants des deux premières époques, mais pas plus facile pour autant.

Un peu de répit dans les combats, voila l’occasion de s’attarder un peu sur la partie graphique du jeu. Les effets visuels de vos armes sont fidèles à ce que l’on rencontre dans les séries, de même que les sons qu’elles émettent. Impossible de confondre un tir de phaseur et une torpille. Les dégâts infligés aux vaisseaux sont bien rendus, et voir des flammes s’échapper de la soucoupe de l’Enterprise vous donnera sans doute des frissons. A noter à ce sujet que la gestion des réparations et très simple, et en quelques minutes il n’y paraîtra plus, en tous cas au niveau du fonctionnement général, les dégâts sérieux restant marqués pendant la durée de la mission, laquelle peut parfois atteindre une heure. C’est là un point fort du jeu, quand vous partez en mission, vous ne revenez pas au bout de cinq minutes, fier du devoir vite et bien accompli ! Les missions durent facilement entre vingt minutes et presque une heure, et sont coupées en plusieurs sous-missions. Vous n’aurez pas souvent droit à du répit pendant ce temps. Seules les séquences cinématiques vous permettront de respirer un peu. Rien de tel pour vous croire en plein épisode de la série. Cette durée a toutefois un gros revers, puisqu’il est impossible de sauvegarder pendant la mission. Si vous échouez votre dernier objectif, il vous faudra tout recommencer. Frustrant, énervant, mais cela oblige à rester concentré sur l’objectif, et à faire bon usage des ressources à votre disposition pour ne pas échouer. Hé oui, la vie de capitaine de Starfleet ne se résume pas à admirer son vaisseau ou à étudier la nébuleuse du coin…


Technique et tactiques

Si la modélisation des différents bâtiments, fédération ou ennemis, ne souffre d’aucune critique ou presque, l’ensemble manque toutefois quelque peu de charisme pour pleinement satisfaire. Cette modélisation sans faille semble, en effet, avoir été faite au détriment du reste des objets : planètes, astéroïdes, nébuleuses, manquent parfois de détails pour convaincre totalement. On a alors l’impression qu’en dehors de nous et des éléments des missions, il n’y a pas de vie là haut. L’univers des séries ne reposant pas que sur les combats, il est dommage que les développeurs n’aient pas inclus plus d’animation : vaisseaux de transport "civils", convois, etc… auraient donné au titre un aspect plus proche de l’esprit de Star Trek. La maniabilité de ces monstres de plusieurs millions de tonnes est assez intuitive mais souffre du fait que la zone de jeu est un peu "plate" : les objectifs sont souvent sur le même plan, et l’altitude n’est pas prise en compte par la carte tactique. Ceci est un peu problématique quand on utilise la carte tactique pour naviguer, mais en rien rédhibitoire. Du coté du multijoueur, le constat s’avère, en revanche, moins sympathique. Outre le peu de modes disponibles (parties avec classement, matchmaking d’amis), il souffre d’une fréquentation peu abondante. Dommage qu’il soit si difficile de se frotter à un ennemi humain, surtout que lorsque la partie est lancée, on a droit à un véritable feu d’artifices, et il vous faudra pas mal d’essais avant de rivaliser avec ces capitaines en chair et en os. Le mode "Skirmish" est aussi disponible, vous permettant d’affronter plusieurs ennemis controlés par la console. Une sorte de multijoueur contre la plateforme qui vous permettra de choisir le camp et les unités de votre choix. Toutefois, il peut parfois s’avérer frustrant tant la difficulté est variable en fonction de l’adversité et des unités que vous avez choisies.

Le bilan de Legacy est mitigé. Un univers riche, une licence prestigieuse, les différents acteurs des séries, tous les éléments étaient pourtant réunis pour en faire un hit en puissance. Malheureusement, les défauts cités plus haut (système de sauvegarde, multijoueur) ainsi qu'une difficulté parfois mal dosée et une durée de vie tout juste satisfaisante viennent plomber un peu tout ça. Star Trek : Legacy n'est pas mauvais, loin de là, mais il plaira sans doute plus aux fans des séries puisque ces derniers seront ravis de prendre les commandes des passerelles les plus prestigieuses du petit écran. Les autres y verront un jeu de stratégie spatiale honorable malgré tout.

+

  • L'univers de Star Trek
  • Les "extras" disponibles dans le menu
  • Les voix originales des acteurs
  • La modélisation des vaisseaux
  • Le scénario travaillé

-

    • Difficulté frustrante
    • Entièrement en anglais
    • Plus adapté aux fans ?
    • Système de sauvegarde
  • 18.05 à 02:06

    Jean-Luc Picard surtout !
    pour une fois que le capitaine de l’Enterprise est d’origine française (l’acteur étant anglais je crois)

  • Ric
    18.05 à 02:03

    Ouais mais vous faites chier aussi avec vos RPG ^^

    Bon dsl Bruno, on t’a pourri ton topic de test Start Trek. Star Trek arf … Capitaine Kirk … William Shatner …

  • 18.05 à 01:45

    [quote="Ric":29o23zyq]petit être unicellulaire.[/quote:29o23zyq]

    Là tu m’as tué :ptdr:

    Sinon, je suis d’accord pour dire qu’on se traîne une réputation d’anglophobes qui rechignent au moindre effort. Mais le problème à mes yeux viendrait surtout du manque de limite claire.

    Qu’un Madden ne soit pas traduit, a priori, rien de grave comme tu le soulignes. Inutile d’avoir fait des années de fac de langue pour lancer une partie. Rien de grave non plus à ce que ne soient pas traduit les jeux de caisses, les jeux de baston, les FPS, les jeux de plate-forme où les dialogues sont peu nombreux.

    De fil en aiguille, il devient facile de considérer que même les RPG n’ont finalement pas besoin de traduction. Avec un tout petit peu de pratique, on comprend toujours le gros du scénario.

    Pourquoi localiser en fait ? L’anglais est la langue internationale par excellence.

    A partir de ce moment : doit-on hurler au scandale ou… s’y mettre ?

    *se demande pourquoi il lance ce débat*

    Le manque de sucre ?

    *va goûter*

  • Ric
    18.05 à 01:38

    L’anglais est la langue internationale, celle qu’on apprend le plus à l’école, celle qu’on parle dans le business, celle utilisée dans les transports, celle qu’un indonésien va utiliser pour parler avec un colombien. C’est une langue synthétique qui s’est imposé naturellement.

    Quand à élever le débat pourquoi pas, le fait reste que les français sont des tanches en anglais et qu’un minimum de compréhension de l’anglais scolaire leur permettrait de jouer à pas mal de jeux UK/US.

  • 18.05 à 12:23

    L’anglais est surtout la langue du business.
    Le français est la langue de l’olympisme. (et de plein de trucs : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ais )

    Enfin, pour élever le débat, ce n’est pas au consommateur de se mettre au niveau du produit mais plutôt l’inverse (sinon, ça crée une fracture).

  • Ric
    18.05 à 12:16

    Le Japonais n’est pas la langue internationale, petit être unicellulaire.

    Merci de garder ton «feignasse» pour toi SVP. Si tu sais lire, tu verras que je reprenais le terme de Yobwo.

  • 18.05 à 11:51

    Je suppose Ric que tu as appris le Japonais pour pouvoir jouer aux jeux jap’ non traduits ?
    non ?
    Feignasse !
    (ça marche aussi avec le coréen pour les MMO)

  • Ric
    18.05 à 11:33

    [quote="Yobwo":2je9n53d]

    Mais saurais-tu dire à quel moment le Français est une feignasse de ne pas faire l’effort d’apprendre l’anglais et à quel moment le développeur ou l’éditeur se la joue petit bras en ne traduisant rien ?

    Hum… ça vaut la poule et l’oeuf.[/quote:2je9n53d]

    Le Français en feignasse qui n’apprend pas l’anglais, c’est un peu connu (et vrai) dans le monde entier, et sujet à de bonnes blagues d’ailleurs. Pourquoi un éditeur traduirait-il un jeu en FR pour un peuple qui se fout de la langue de Shakespeare ? Quand je vois des mecs se plaindre de la non-traduction FR d’un Madden par exemple, je suis mort de rire.

  • 18.05 à 11:03

    [quote="Ric":u8iuyhx3]Mais quand les Français parleront et comprendront-ils un peu l’anglais ? L’anglais des JV est tout à fait abordable franchement, vous avez foutu quoi à l’école ? ^^[/quote:u8iuyhx3]

    Je suis assez d’accord. Il m’arrive très souvent d’être surpris par le côté très anglophobe qui ressort de bons nombres de commentaires. Je ne retrouve pas une telle fréquence sur les forums suisses. Enfin, je n’ai pas fait de statistiques non plus, mais il me semble très souvent voir des lecteurs français bouder des articles en anglais pourtant très abordables.

    Il n’empêche que la localisation d’un jeu est toujours un plus qui me plaît aussi :wink:

  • 18.05 à 10:42

    [quote="Ric":2r3mp89j]Mais quand les Français parleront et comprendront-ils un peu l’anglais ? L’anglais des JV est tout à fait abordable franchement, vous avez foutu quoi à l’école ? ^^[/quote:2r3mp89j]

    Mais saurais-tu dire à quel moment le Français est une feignasse de ne pas faire l’effort d’apprendre l’anglais et à quel moment le développeur ou l’éditeur se la joue petit bras en ne traduisant rien ?

    Hum… ça vaut la poule et l’oeuf.

Fiche succès

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