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Whipseey and the Lost Atlas

Plate-formes | Edité par Blowfish Studios | Développé par Blowfish Studios

2/5
One : 27 août 2019
02.09 à 12h10 par - Rédacteur

Test : Whipseey and the Lost Atlas sur Xbox One

Le coup de fouet qui manque de vitamines

Blowfish Studios est devenu en quelques années un éditeur qui pèse dans le monde de l'indé. Assurément l'éditeur australien le plus en vue et avec le plus de potentiel pour ces prochaines années. En attendant, la société de Sydney continue de miser sur de petites productions comme avec Whipseey and the Lost Atlas, un titre développé par un seul homme : Daniel Ramirez. Avec sa direction artistique qui vise les nostalgiques des platformers du début des années 90 et son allure sympathique, le titre affichait un certain potentiel. Et pourtant...

L’histoire de Whipseey est un peu comme le reste, elle tient en quelques mots. Vous incarnez un jeune garçon qui ouvre un livre magique et se retrouve transformé en petite boule rose rappelant Kirby, le héros de HAL Laboratory. A la différence de ce dernier Whipseey est équipé d’un fouet qui lui permet de planer quelques secondes et de latter ses ennemis avec un peu d’allonge. Leur sauter sur le crâne ne fait que les assommer et il faut alors les terminer avec un bon coup de fouet pour ne plus en entendre parler. Ajoutez à cela la possibilité de s’accrocher à quelques anneaux pour traverser des précipices et vous obtenez la palette complète de mouvements de notre héros.

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Car Whipseey and the Lost Atlas fait dans le minimalisme à tous les étages ou presque. Le titre est découpé en cinq mondes différents dans leur design et dans leur bestiaire, mais ne propose qu’une vingtaine de tableaux vite bouclés par monde. Ne vous attendez donc pas à passer plus de 20 minutes dans chaque environnement (plage, forêt, montagne désertique, neige et château) pour une durée de vie totale qui monte à 1h30 en comptant les nombreuses morts qui interviennent.

Sur le principe d’un jeu old-school 8-bit, il est nécessaire de recommencer un tableau après chaque mort, et même à recommencer le monde entier en cours si votre compteur de vies tombe à zéro. L’accumulation de joyaux auprès des ennemis éliminés permet de gagner une vie de temps en temps, mais l’apprentissage des niveaux ridiculement petit suffit en général à franchir un passage délicat après quelques essais. Daniel Ramirez a tout de même eu la bonne idée de proposer des boss imposants, mais dont les patterns sont très vite assimilables malgré quelques variations qui interviennent lorsque la barre de santé de l’ennemi est bien entamée.

La technique se rapproche des productions du début des années 90, autrement dit de la fin de la génération 8-bit avec des décors riches en couleurs sans être particulièrement impressionnants. L’ambiance musicale est totalement banale mais se permet tout de même le luxe d’intégrer quelques bruitages désagréables, notamment pour faire remonter Whipseey durant un passage à la nage.

2/5
Aussi vite essayé, aussi vite terminé... et aussi vite effacé. A moins d'être un accroc du speed-run, Whipseey and the Lost Atlas ne vous agrippera pas bien longtemps à ses mécaniques de jeu trop peu diversifiées. Avec une durée de vie pas du tout à la hauteur des standards actuels, ni même des standards de l'époque d'ailleurs, l'expérience est à la fois courte et vite oubliée et c'est sincèrement dommage compte tenu du potentiel qui se dégageait de cette production soutenue par Blowfish Studios. Whipseey and the Lost Atlas est la preuve désormais tangible qu'il ne suffit pas de s'habiller en bon jeu rétro pour devenir un bon jeu rétro.

+

  • De la plateforme toute simple
  • Un peu de challenge old-school

-

    • Pas hyper précis
    • Gameplay trop banal
    • Hyper court
    • Quelques bruitages ratés

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