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Xenoraid

| Edité par 10tons Ltd. | Développé par 10tons Ltd.

3/5
One : 08 novembre 2016
20.11 à 00h13 par - Rédacteur en Chef

Test : Xenoraid sur Xbox One

Après un passage réussi par le Steam Greenlight et une sortie sur PC fin septembre 2016, Xenoraid n'a donc pas eu à voyager longtemps dans l'espace pour arriver jusque sur Xbox One. Développé par les finlandais de 10Tons, Xenoraid est un shoot'em up qui ne manque pas d'originalité et a de quoi surprendre, même les habitués du genre.

Nous sommes en 2032 et la terre est attaquée par une bande d’aliens enragés. Le pitch est simple, mais Xenoraid s’efforce tout de même de le développer en proposant autour de cela un scénario : entre deux missions, différents personnages y vont de leur petite tirade sur fond d’écran figé. Pas de quoi faire naitre en nous un véritable intérêt pour cette guerre des étoiles mais au moins, l’intention est là et apporte une petite touche d’originalité au regard de ce que proposent 99% des shoot’em up. Xenoraid est d’ailleurs assez différent de ses pairs, sur à peu près tous les points.

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Aux côtés d’un mode survie proposant trois cartes et de la coopération locale, on retrouve avant tout une campagne composée de cinq stages, eux-mêmes découpés en une dizaine de missions. Chaque stage nous invite à combattre la menace extraterrestre près de Mars, Saturne ou encore cette bonne vieille Terre. Visuellement c’est très propre, quoi qu’un peu simpliste. Les décors se différencient essentiellement par la teinte donnée à l’espace et à la planète autour de laquelle se déroule le stage. On apprécie néanmoins la fluidité remarquable des affrontements, essentielle pour le genre.

« On a plus l’impression que ce sont les ennemis qui viennent à nous, et pas nous qui avançons »

Mais en dépit de son apparent classicisme visuel, Xenoraid n’est assurément pas un shoot’em up comme les autres. Difficile de dire au départ à quoi on a à faire. C’est bien un shmup à scrolling vertical, mais la sensation est étrange : le décor défile très lentement, beaucoup plus lentement que d’ordinaire, au point que les premières minutes ont plus tendance à rappeler un twin stick shooter comme Geometry Wars, qu’un shoot’em up traditionnel. On a plus l’impression que ce sont les ennemis qui viennent à nous, et pas nous qui avançons. Mais à l’inverse, le vaisseau bouge plutôt bien, comme ceux des ennemis qui ne manquent pas de vivacité, à défaut d’être variés.

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Plus que d’un vaisseau, on parle d’escadron dans Xenoraid. On dispose ainsi au début de chaque mission de quatre aéronefs, attribués à chaque touche en façade de la manette, et il est possible de passer d’un à l’autre à n’importe quel moment. Une demi-douzaine de vaisseaux aux caractéristiques différentes se débloquent au fil de l’aventure et peuvent être réparés et améliorés entre chaque mission. Il est aussi possible d’acheter différents atouts qui sont appliqués à l’ensemble de l’escadron. Une dimension stratégique s’installe rapidement et demande au joueur de gérer avec attention l’état des troupes, chaque vaisseau pouvant offrir un avantage non négligeable contre certaines types d’ennemis. Le passage d’un pilote à l’autre est également essentiel car il permet d’esquiver les projectiles et de laisser refroidir le canon (autre élément peu commun au genre). Dommage d’ailleurs que la surchauffe arrive un peu trop rapidement, forçant parfois à changer de vaisseau au plus mauvais moment.

« Si l’idée est bonne pour la rejouabilité, elle a de quoi peut-être surprendre les amateurs d’un genre justement connu pour privilégier l’expérience »

L’instinct de conservation qui anime rapidement la façon de jouer est primordiale dans ce titre qui connait ses moments de difficulté. On regrette d’ailleurs le déséquilibre qu’il peut y avoir d’une mission à l’autre et l’impossibilité de la travailler jusqu’à la connaitre sur le bout des doigts, comme on a l’habitude de le faire avec les shoot’em up. D’abord parce qu’il n’y a des points de contrôles à des endroits précis du stage et que manquer par exemple la mission 7 peut faire revenir à la 5 ; et surtout parce que les développeurs ont justement choisi de rendre les vagues d’ennemis aléatoires. Leur nombre et leur type sont toujours les mêmes mais ils ne viennent jamais au même moment, ni au même endroit. Même leurs mouvements sont aléatoires, ce qui les rend parfois assez difficiles à viser. Si l’idée est bonne pour la rejouabilité, elle a de quoi peut-être surprendre les amateurs d’un genre justement connu pour privilégier l’expérience. Ce côté aléatoire est d’ailleurs rageant quand il autorise parfois les ennemis à tirer alors qu’ils ne sont plus visibles, et dans le dos. Pas bien !

3/5
Xenoraid n'est pas un shoot'em up comme on a l'habitude d'en rencontrer. Le titre de 10Tons ne manque pas de propositions qui viennent dépoussiérer au peu le concept habituel visant à foncer et à exploser tout ce qui bouge. On apprécie particulièrement un volet amélioration original et complet, ainsi que l'originalité apportée par le contrôle d'une équipe de quatre vaisseaux aux caractéristiques différentes. Nous sommes un peu moins convaincus par quelques choix de gameplay, notamment la surchauffe des armes (ou les ennemis qui tirent dans le dos !), et le rythme un peu étrange. Mais dans l'ensemble, le résultat est correct et peut valoir le coup d’œil pour les amateurs de shoot'em up ouverts à de nouvelles expériences.

+

  • Bonne durée de vie pour le genre
  • Large choix de vaisseaux
  • Principe de contrôle d'une équipe intéressant
  • Beaucoup d'éléments d'amélioration

-

    • Scrolling vertical très lent, rythme étrange
    • Difficulté en dents de scie
    • Comportement aléatoire des ennemis
    • Armes qui surchauffent trop vite

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