Jeux

The Grand Tour Game

Course | Edité par Amazon Corporate LLC | Développé par Amazon Games

2/5
One : 15 janvier 2019
14.04 à 18h45 par - Rédacteur en Chef

Test : The Grand Tour Game sur Xbox One

Clarkson, on lui répond.

Entré dans le giron du géant Amazon au sortir d’un Top Gear qui a marqué toute une génération d’obsédés de la culasse, le trio d’enfants terribles de la télévision britannique anime depuis 2016 un programme qui leur est taillé sur-mesure : The Grand Tour. Fer de lance du genre pour le service Amazon Prime, cette virée autour du monde au volant des plus belles créations automobiles tente en ce début 2019 une transposition osée du côté du jeu vidéo. Malin comme un orang-outan ?

[Mise à jour du 13/02/2019] Episodes 4 et 5 de la saison 3

Nous reprenons la route pour vous donner nos impressions sur les récents épisodes 4 et 5 de la troisième saison de The Grand Tour Game. Fidèles au rendez-vous, Clarkson, Hammond et May se lancent de nouveaux défis et repoussent une nouvelle fois les limites de l’usage traditionnel d’un véhicule.

Dans l’épisode 4, la thématique se veut « guerrière ». Alors que l’on associe très souvent les images d’insurrections dans les pays en voie de développement à l’usage du tout-terrain d’origine japonaise (Toyota en a fait régulièrement les frais), qu’en serait-il si le danger venait à nouveau frapper l’Europe ? S’il fallait alors fuir ? C’est l’occasion pour les animateurs de prendre les commandes du Volkswagen Amarok, du Mercedes X-Class et pour Hammond du Ranger… De Ford. Il devait être question de véhicules tout-terrain européens uniquement, en vue de déterminer lequel serait le plus adapté pour fuir le pays en cas de mauvaise tournure. Mais fidèle à sa réputation, Hammond joue sur les mots et intègre le Ford Ranger à la sélection du jour, arguant sur le fait que le moteur du pick-up est bel et bien européen. Entre deux séances de test de survie en 4×4, on découvre également un nouveau monstre signé Jaguar, nommé Project 8. On vous laisse découvrir vous-même de quelle façon apparait le véhicule lorsqu’il est question de le conduire à toute vitesse ou de drifter sur l’Eboladrome.

grand tour s03e04

Cet épisode n°4 comporte 14 séquences de jeu, ce qui le place dans la moyenne à laquelle nous a habitué The Grand Tour Game depuis son lancement. Au programme : course, contre-la-montre, exercice de dosage de l’accélération que vous connaissez déjà, course de checkpoints, drifting et… Rail Shooting. Oui, ce nouvel épisode apporte un brin de folie bienvenu en nous mettant dans les mains des armes à feu, pour une séance de tir sur rail plutôt amusante. Tant que l’on garde à l’esprit qu’il s’agit de The Grand Tour Game et qu’au niveau des sensations pures, on est plus proche de la Fiat Panda que de l’Aventador.

L’épisode 5 se veut très différent. D’abord parce qu’il se construit en deux temps bien distincts, autour de neuf portions de jeu seulement, ce qui nous amène à en voir le bout en moins de 45 minutes. Néanmoins, il s’agit là de l’un des chapitres les plus prenants, avec une seconde partie dédiée à la légende des courses automobiles : Jim Clark. Entre vidéos d’archives, interviews et bien sûr séquences de jeu au volant de trois machines Lotus d’époque, on apprécie le voyage dans le temps. Parfois le jeu applique un petit filtre noir et blanc ou vieillissant, histoire de faciliter l’immersion et de compenser peut-être un peu le mauvais feeling lié à cette maniabilité extrêmement rigide. On finit par s’y faire, mais la conduite n’en demeure pas moins insatisfaisante.

grand tour s03e05

L’autre moitié de l’épisode 5 nous emmène quant à elle en Suède, pour découvrir une portion de route et un circuit improvisé sur un lac gelé, au volant du premier SUV signé Lamborghini : l’Urus. Entre vitesse, maitrise de soi pour ne pas faire hurler Clarkson en sortant de la piste (un challenge, pour sûr) et affrontement face à Abbie Eaton et sa Porsche 911, le chapitre suédois est dans la lignée de la proposition classique du jeu. Comme toujours, chaque nouvel élément découvert en solo s’ajoute à la sélection des véhicules et de circuits du multijoueur, lequel présente désormais une offre assez large à défaut d’être passionnante. A l’issue du test de ces deux épisodes, les défauts de gameplay sont bel et bien toujours présents ; il est fort probable qu’ils demeurent jusqu’à la conclusion de l’aventure. Mais en revanche, il serait malhonnête de dire que l’on n’apprécie pas pour autant l’expérience de show interactif proposée par The Grand Tour Game. Comme un petit plaisir coupable que l’on n’a pas trop de mal à renouveler chaque semaine.

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Conçu comme un jeu épisodique qui nous a accompagné pendant près de trois mois, The Grand Tour Game dévoile un concept mêlant vidéo et phases de jeu dont l’orchestration ne devrait laisser qu’un mot à la bouche : brillante. Oui, l’idée est belle et envoie un signal fort aux fans du trio britannique, un « je vous ai compris » comme on en croise rarement. Tout cela aurait pu marquer le début d’une belle idylle, si toutefois The Grand Tour Game n’avait pas oublié un petit quelque chose au passage. Ce quelque chose, c’est tout simplement être un jeu auquel on a envie de jouer, pas une séance de torture au gameplay d’une rigidité effroyable, où les collisions sonnent comme un voyage dans le temps, direction la PS2 à ses mauvaises heures. La conduite proposée ici vient mettre un gros coup de frein à ce concept qui, sur la forme, est honnêtement une excellente surprise. A l'issue de nombreux épisodes et d'épreuves en tous genres à l'intérêt pas toujours évident, The Grand Tour Game manque le coche. On peut prendre du plaisir à vivre cette succession d'aventures, mais c'est essentiellement pour la qualité des extraits vidéo, pas tellement pour le gameplay. Même avec de la pratique, même avec une bonne dose d'acceptation de vilains défauts de fond et de forme, le jeu d'Amazon n'apportera au final qu'un certain plaisir coupable à ceux qui éprouvent de la sympathie pour le trio Clarkson/Hammond/May. Les autres n'ont absolument aucune raison de s'y intéresser.

+

  • Concept original et efficace sur la forme
  • Vraie déclaration d'intérêt envers les fans
  • Durée de vie très correcte
  • Variété des épreuves appréciable…

-

    • … Mais à l’intérêt discutable pour beaucoup
    • Maniabilité rigide au possible
    • Collisions complètement à la rue
    • Procure avec cela peu de plaisir manette en mains, un comble
    • Certains circuits reviennent trop souvent...
    • ... Et sont trop courts pour le multijoueur
    • Une seule caméra disponible

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