Jeux

FIFA 22

| Edité par Electronic Arts | Développé par EA Vancouver

7/10
One : 30 septembre 2021 Series X/S : 30 septembre 2021
12.10 à 15h06 par

Test : FIFA 22 sur Xbox One

Muscle ton jeu, EA, muscle ton jeu !

Avec l'absence de PES cette année, Fifa et EA Sports sont seuls dorénavant dans le match qui les oppose aux joueurs. Mais ces derniers sont devenus extrêmement exigeants et ne laisseront rien passer au roi des jeux de foot depuis quelques années. Voyons comment EA a préparé cette rencontre qui promet clairement de faire des étincelles.

EA propose une tactique universelle et déjà connue avec de nombreux modes de jeux comme Volta, Carrière de joueur et d’entraîneur, FUT (Fifa Ultimate Team), les modes en ligne et le mode Carrière Pro. Même si cette stratégie a fait son temps, elle fonctionne toujours et a son petit effet face à des joueurs avides de nouveautés. Nous avons envie de tout découvrir et FUT reste le gros morceau encore de cette édition, la star, même si le mode Carrière a des atouts à faire valoir pour s’imposer de nouveau dans le cœur des joueurs. Une fois la composition dévoilée, le coup d’envoi peut enfin être donné.

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Et dès le début de la rencontre, Fifa impose son rythme. Vous allez devoir créer un avatar (qui vous servira uniquement pour cette partie du jeu car si vous l’utilisez après en Mode Carrière normale, le jeu vous empêche de sauvegarder) et vous soumettre à des exercices en compagnie des plus grandes stars du ballon rond. Et là, c’est le drame, la première fausse note arrive. Nous allons ainsi rencontrer Kylian MBappé et Thierry Henry ; très bonne idée d’aligner ces deux superstars, mais pourquoi leurs voix sont aussi désagréables ? Ces deux joueurs n’ont pas leur vraie voix et pour ceux qui connaissent un tant soit peu le football, cela leur fera saigner les oreilles. Comme vous pouvez le remarquer, EA commet des fautes dès les premières minutes de jeu car il n’arrive pas à garder le contrôle. Ensuite, vous visiterez plusieurs villes et rencontrerez d’autres stars comme Cantona pour apprendre les bases du jeu et les nombreux mouvements. En soi, l’idée n’est pas mauvaise mais ce «didacticiel» est un poil long et surtout inutile pour ceux qui connaissent le jeu.

Une fois ce round d’observation passé, Fifa enchaîne les attaques avec un premier match entre Paris et Chelsea, histoire de se mettre dans le bain. Match que vous pouvez passer d’ailleurs pour vous plonger dans vos modes de jeux préférés. Un premier coup d’épée dans l’eau si je puis dire. La nouvelle attaque d’EA est plus tranchante et commence à intéresser les joueurs et les spectateurs. Mais, ce n’est pas Volta qui fera gagner le match. Ce mode est le moins joué sur Fifa depuis sa création et pourtant ce n’est pas faute d’essayer de le rendre attrayant… N’est pas Fifa Street qui veut. Certes, cela casse un peu la monotonie du jeu de foot traditionnel mais ce mode, au-delà du fait qu’il reste agréable, n’est pas transcendant et ce n’est pas l’apparition du système de saison comme dans FUT qui changera la donne. Il va falloir muscler le jeu pour espérer prendre l’avantage. La fin de la première période approche et EA a dominé mais n’a pas su trouver la faille qui mettra en transe les spectateurs et bluffera les joueurs. Cependant, le développeur tente d’initier quelque chose avec le Mode Carrière. Ce dernier se découpe en deux parties, Manager et Joueur. La partie Joueur reste classique mais apporte ce petit plaisir d’être la star d’un match. Oui, il y a quelques nouveautés comme l’ajout des atouts sélectionnables suivant votre niveau ou une progression plus lisible et plus addictive. Cela reste léger comme ajout toutefois. Nous arrivons donc à la pause et Fifa n’a pas encore fait la différence. Les joueurs résistent pour le moment face à cette équipe qui n’a pas encore montré son vrai potentiel.

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A la mi-temps, c’est l’heure de l’analyse. Nous reconnaissons qu’EA propose du contenu volumineux pour des heures de jeux. Nous reconnaissons aussi que l’apport de l’Hypermotion (nouveauté graphique de Fifa 22) est considérable et que nous avons l’impression d’assister à un renouveau et à un vrai match. Même les contrôles sont plus réalistes (quoique). Le jeu devient plus posé, les défenses réagissent mieux à nos attaques et face à une défense regroupée, ce sera plus difficile de marquer. En revanche, le niveau de contres est plus évolué lui aussi notamment grâce à l’accélération fulgurante. Tous ces ajouts apportent un gros plus au jeu mais EA a tendance à oublier de gommer les erreurs passées. L’IA arrive à sortir des dribbles de l’espace avec des joueurs 1 étoile en technique ou des frappes venues d’ailleurs avec un milieu récupérateur ou un défenseur central. Oui, les nouveautés sont là, oui, les nouveautés sont costaudes mais nous sentons encore de la fébrilité. Pourtant, tout est fait pour se sentir comme devant notre téléviseur avec une ambiance de folie grâce au speaker ou aux supporters. Mais, nous regrettons encore une fois l’absence de certains clubs notamment italiens (Juventus) et de certaines équipes nationales. La guerre des licences fait toujours rage, au grand dam des joueurs.

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Nous reprenons le deuxième acte avec les commentaires d’Hervé Mathoux et seulement de ce dernier puisque son ancien complice, Pierre Menez, a été évincé par EA suite à ses ennuis judiciaires. Et dès le début de ce second acte, Fifa sort l’artillerie lourde avec une nouvelle Star, le mode Carrière Manager. Dans ce nouvel opus, nous pouvons intégralement créer notre club. Du nom au stade en passant par les maillots, tout est modifiable. Les puristes regretteront l’absence de sponsors sur le maillot mais cela reste un détail. De plus, nous pouvons composer notre effectif avec des joueurs générés aléatoirement. Vous allez donc vous retrouver avec une équipe toute belle et toute jeune (enfin, suivant ce que vous choisissez). Vous pouvez également choisir le niveau et votre budget transfert. Nous attendions cela depuis Fifa 2007 et la création d’équipes via le site. Ce renouveau donne un second souffle au mode Carrière Manager qui avait tendance à être mis de côté par les joueurs. Cette première carte abattue par EA est belle et donne envie de regarder le reste de la mi-temps.

Alors que le match tombe dans un ennui sans nom, EA et Fifa font rentrer leur Champion, la Pépite qui les fait gagner depuis des années, FUT. Fifa Ultimate Team est le mode de jeu le plus joué et celui qui génère le plus d’argent. Je vous rappelle le principe : créer votre équipe à base de cartes de joueurs que vous obtenez dans les différents packs de cartes. Rien de bien sorcier en soi. Mais, les cartes étant mises aléatoirement dans les packs, il vous faudra de la chance ou des crédits (monnaie de FUT) pour fabriquer l’équipe la plus forte ou à fortiori, celle qui vous plait le plus. A l’intérieur même de FUT, de nombreux modes vous attendent comme le Clash d’équipes, Rivals ou FUT Champions. Pas de grande nouveauté mais de la solidité dans ce mode qui reste fidèle à lui-même. Mis à part peut-être les nouvelles cartes Heroes qui sont des joueurs qui ont marqué leur époque et leur championnat.

7/10
Au coup de sifflet final, nous ne pouvons que saluer la (courte) victoire d'EA sur les joueurs. En proposant de nombreux modes de jeux, ils vont s'accaparer les joueurs pendant au moins une année encore. Cependant, comme l'équipe de France, Fifa 22 repose trop sur ses acquis et ne propose pas de fond de jeu. Il compte sur les individualités pour faire des coups d'éclat tout en négligeant l'esprit d'équipe. La futur concurrence (UFL par exemple) pourrait rapidement prendre le titre et le trône qui va avec si rien n'est fait. Pour le moment, l'illusion fonctionne encore. Mais pour combien de temps ?

+

  • Beaucoup de contenu
  • Des acquis solides
  • Des nouveautés enfin perceptibles
  • La compétition via FUT
  • La création de clubs en mode Carrière
  • L'hypermotion

-

    • L'absence de certains clubs
    • Toujours des bugs
    • Volta toujours dans le dur
    • Le côté Pay To Win de FUT